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2 mai 2008 5 02 /05 /mai /2008 04:47

Vendredi 2 mai 2008
Sand story à Sossusvlei

Aucune nouvelle de notre loueur de voiture… Aussi, décidons-nous de reprendre la route après avoir pris soin de dérouler du film alimentaire autour de la portière pour faire barrage à la poussière. La route pour Sossusvlei comprend une trentaine de kilomètres de piste suivie dès l’entrée du parc d’une belle route goudronnée d’une soixantaine de kilomètres jusqu’au parking où nous laissons notre véhicule. Ensuite nous prenons une navette 4 x 4 pour faire les 4 kilomètres restants sur une piste sablonneuse.



Une courte marche d’environ 800 m nous conduit à Dead Vlei.  On découvre un lac asséché, vaste cuvette blanche craquelée et nad_arbre.jpgparsemée de squelettes d’arbres noirs au milieu de dunes orange et d’un ciel incroyablement bleu, un contraste de couleurs saisissant pour les photographes. Patrick est très inspiré, il mitraille avec son appareil numérique, il s’amuse ensuite à faire des photos de moi dans ce décors surprenant alors que les heures chaudes arrivant le lac se déserte insensiblement de ses visiteurs.

Il fait sûrement plus de 30° et le sol blanc réverbère encore la chaleur mais un petit vent rend l’atmosphère encore supportable ce qui nous incite à entreprendre l’ascension d’une dune de près de 300 mètres dominant le Dead Vlei. L’expérience est éprouvante car pour un pas gagné en hauteur on redescend de deux et j’arrive en haut toute essoufflée comme un vieux phoque ce qui fait dire à Patrick qu’il pourra se dispenser d’aller au Nord du pays  à Cap Cross voir les otaries. L’effort valait le coup, de là-haut le panorama est superbe.

A perte de vue des champs de dunes rouges piquetées de touffes vertes. On pique-nique tout là-haut, un mélange de pomme, de gâteau et de sable orange que le vent soulève du sommet pour soupoudrer chacune de nos bouchées.
Après avoir photographié à 360° nous cheminons sur la crête. J’ai perdu le bouchon de l’objectif grand angle du caméscope, sûrement dans la montée.

Sur la route retour, le chauffeur du 4 x 4 nous emmène au lieu dit Sossusvlei, on fera aussi un stop à « Big mama » la big dune au nord et un autre à la dune 45 pour prélever de échantillon de sable pour ma collection. Arrivée 3 heures plus tard au Rostock Ritz Desert Logde de nuit une fois encore. « Welcome my guest's night » nous dit le manager. Vite, la douche pour se libérer du sable rouge, il paraît que l’endroit est réputé pour sa bonne table, ce que nous ne tardons pas à vérifier en commandant deux steaks de crocodile au garlic : délicieux…

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1 mai 2008 4 01 /05 /mai /2008 10:44


Jeudi 1er mai

Bush and road initiation

Avant de reprendre la route pour Sossusvlei (125 km prévu en 4 ou 5 heures), nous partons de bon matin pour un face-to-face, c’est à dire une rencontre guidée entre un voyageur et u ne communauté locale ici, les bushmen.

Se présentent donc à nous avec leur langage à clics 5 petits hommes tout droit sortis du film « les dieux sont tombés sur la tête ». Pour écrire ces langues on utilise entre autres signes particuliers le point d’exclamation pour signaler le clic dans un mot. Nous rencontrons donc : 

!TAKU (dont le nom signifie feu)bushman

!TINAU (le singe)

TSEMA (le petit)

!NASE (dit le malade)

!THU (celui qui grandi)

et enfin un guide interprète Berthus Jamimbovandu (surnommé Esprit de Famille).

 

2_bushmen.jpgAjoutez à cela un couple d’allemand peu causant et équipé d’un appareil photo minuscule. Nous partons donc tous en file indienne dans les champs environnants sur les pas des petits hommes pour une démonstration étonnante et pleine d’humour de leur technique de vie dans le bush. Je me régale, les scènes filmées sont pleine d’humour, la lumière est belle et même si la situation est parfois un peu théâtrale je trouve l’expérience intéressante.

 

 

 














file_indienne.jpg

On laisse à regret nos bushmen et prenons un petit déjeuner copieux avant de filer plein gaz vers les grandes dunes Namibiennes de Sossusvlei. La C27 est IN-TER-MI-NA-BLE, rectiligne,  poussiéreuse, caillouteuse à souhait. Nous avons dû passer un lit de rivière un peu trop vite, un pneu s’est déchiré, il est « kaput » comme dira un peu plus tard le type de la station service. Patrick change la route, l’incident l’a rendu irritable car la perspective de traverser de grandes étendues désertes sans roue de secours l’angoisse.

Un quart d’heure plus tard alors que nous conduisons gentiment cette fois, une détonation semblable à un coup de fusil retentit. Un temps de surprise et on comprend enfin : un 4 x 4  filant  à vive allure en sens inverse vient de nous envoyer au passage un caillou et la vitre latérale droite (coté conducteur) vient de voler en mille et un éclats scintillants. Nous sommes le 1er mai, c’est férié aussi en Namibie et à Matahöne tout est donc fermé ou presque, seule une station essence est ouverte mais ne possède pas le modèle de pneu qui convient évidemment . On téléphone à Europcar pour signaler le problème et nous convenons avec eux d’un changement rapide de la voiture pour le lendemain matin à l’hôtel. La poussière de la piste s’infiltre maintenant par la fenêtre l’habitacle entier est couvert d’une pellicule grise un peu envahissante. Il fait nuit depuis une heure et demi quand nous atteignons enfin Le Mirage, étrange construction perdue au milieu de nul part qui on vous l’affirme à cette heure tardive justifie bien son nom.

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30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 02:18

Mercredi 30 avril 2008
Beautiful Kalahari
hlm_oiseaux.jpg

La route B1 pour interminable ligne droite. La végétation  se compose de petits arbres bas et de jolies graminées blondes qui ondulent doucement au vent. Pas grand chose à voir si ce n’est quelques arbres décorés parfois d’une grosse boule faite de plusieurs nids accolés que j'ai baptisé  "hlm à oiseaux". C’est sur la C 21 que se dessinent les premières dunes rouges du Kalahari. Rectilignes, elles intercalent des espaces verts nés de la saison des pluies. Le contraste est saisissant. De petites fleurs jaunes courrent sur le sable rouge. Le ciel est d’un bleu contrastant. C’est une explosion de couleurs.


Nous arrivons au Zebra Lodge, l’accueil est immédiat puisque jus de fruit frais et grand sourire nous arrivent jusqu'au devant de la voiture : « Welcome, how are you ?» une expression qui va devenir nous le découvrons l'introduction incontournable à toute conversation. Le loge est isolé, calme et encore confidentiel. Nous avons rendez-vous pour un Game Drive à 3.30 pm (350 $ NAB). Un Game Drive est une expédition en 4 X 4 pour observer la faune sur les terres d’un parc, d’un ranch ou d’un lodge. Hum, surprise, à l’heure prévue nous sommes prêts mais personne n’est au rendez-vous... Décidément c’est un sport national de poser des lapins ?


Je file à la réception pour me renseigner et là j’apprends qu’on vient tout simplement de passer  cette nuit à l’heure d’hiver et il faut compter désormais avec une heure de moins…Pendant que Patrick fait quelques photos dans les environs, je me baigne dans la piscine. De mon séjour je ne verrai jamais personne se baigner dans les piscines des lodges et pour cause, l’eau y est très très fraîche car la température descend beaucoup pendant la nuit. Départ pour le bush avec James de la Réserve privée Intu Africa Kalahari : Springbock, giraffes, oryx…se cachent dans la réserve avec en point d’orge la visite d’une partie du parc où sont réhabilités 2 lionnes et un lion.

Juste après la sortie du parc, clôturé électriquement nous avons crevé « How lucky we are ;o) it's outside !!! » juste à côté d’un point d’eau qui avait quelque chose de sonore qui rappelait  "il était une fois dans l’Ouest"… Connaisseurs faites appel à votre mémoire auditive… Repas au Zebra Lodge car de toute façon il n’y a aucune autre alternative à des kilomètres à la ronde. Café très tardif au coin du feu avec Xavier qui est l’un des investisseurs des complexes hôteliers Leading lodges of Africa (Epacha, Eagle, Carivi etc…) Booking de notre hôtel de demain par son intermédiaire car à Sossusvlei tout est "full" mais pas pour Xavier ;o) Nous irons donc demain au Mirage Désert Lodge and Spa.

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29 avril 2008 2 29 /04 /avril /2008 14:22


LA NAMIBIE, un territoire une fois et demie grand comme la France, où vivent moins de 2 millions d’habitants. Pour cette ex-colonie allemande passée ensuite sous tutelle sud-africaine, l’indépendance ne date que de 1990.  Pour moi, se sera une découverte totale mais aussi je l’espère un retour aux sources, une remontée vers les temps où l’homme est les animaux obéissaient aux grands rythmes de la nature. Aventure nostalgique d’une histoire remplie de légendes et de mystères, de craintes et d’humilité face à une nature autrefois impérieuse.
Expérience onirique, en même temps si réelle, où nous ré-apprenons ce que nos lointains ancêtres savaient par nécessité : VOIR, OBSERVER, ENTENDRE, ECOUTER, SENTIR …
Dans ces régions sauvages vivent encore des hommes ayant une relation avec la nature qui dépasse celle du simple prédateur. Ils ont des connaissances pratiques inégalées depuis lors sur la vie animale, les plantes, les insectes, les rocs essentielles à leur mode de vie et à leur culture. Des milieux sauvages plein de formes, de couleurs, de parfums, de créatures vivantes ayant leur signes, leur langage. En s’ouvrant et en aiguisant nos sens : je vous entraîne, dans ces prochains posts, dans ma découverte d’un tout petit morceau de Namibie, un immense pays qui m’a enchanté.

Mardi 29 avril 2008
Welcome to Windhoek

Windhoek Airport (prononcez Windook) affiche cette sobriété charmante de l’Afrique que je retrouve après une trop longue absence (1991 - Kenya). On débarque de l’avion simplement, à pied, encore tout engourdis du voyage et des effusions trépidantes de nos grandes capitales européennes.
Le contact de Sense of Africa qui doit nous remettre les vouchers et aussi la voiture de location n’est pas venu au rendez-vous… En bon princes exilés de leur royaume, nous lui accordons le quart d’heure africain, et cela tout en notant au passage la gentillesse d’un ange gardien namibien qui tente de trouver désespérément l’agent invisible S.O.S (Sens Of Africa) dans l’aéroport mais il faut bien se rendre à l’évidence : on nous a oublié !

  Sans compassion et en traînant les pieds (sûrement à cause de la chaleur) Europcar accepte de contacter notre agence et veut bien nous remet une voiture. Pour récupérer le pack « vouchers » et la liste des hôtels, il faudra se rendre au Centre Ville, à l’hôtel Kalahari Sands où nous apprendrons qu’il nous faut impérativement passer ici  la première nuit. Pas vraiment prévu tout cela…Nous voici donc circulant sur les routes Namibiennes.

Patrick renoue avec la conduite à gauche en grommelant car s’avez-vous comment on reconnaît un touriste fraîchement débarqué qui vient de louer une voiture ? C’est celui qui met en route ses essuie-glace à chaque fois qu’il veut tourner… Voilà donc les raisons du grommellement.  Moi, je fais la chipie,  et je me moque bien de lui tout en me sentant bizarrement pas tout à fait  à l’aise sans un volant à gauche.

Windhoek est un étrange mélange de ville moderne aux grands buildings et de cité coloniale aux artères bordées de gros chalets bavarois. Le Kalari Sands est une grande tour sans charme, hôtel 4 étoiles, avec piscine et spa et hélas  avec aussi un Casino. Voilà qui dangereux pour la tentation du démon du jeu sommeille à jamais quelque part au fond de moi…

buffleAprès un repas Thaï, copieux et goûteux, nous filons vers le parc Daan Viljoen visiter une petite réserve animalière située à une vingtaine de kilomètres de la capitale. Premiers contacts avec la faune locale que le jeu consiste à localiser.

Bilan : deux zèbres et deux gnous assez conciliants, un beau troupeau d’impalas,  un passage de phacochères et une poignée de girafes que je m’empresse de poursuivre -par affinité morphologique ?- car l’avantage de cette réserve est qu’elle n’abrite aucun félins, donc la parcourir à pied est autorisé… Ma traque à la girafe est captivante, alors que je suis tout à ma prise d’images d’une mère et de son girafon j’entends la voix de la sagesse : « Tu es où ? reviens !…fais gaffe, elle frappe du sabot ! » Bon, il faut calmer le l’inquiétude de tout ce petit monde. Ok, j’arrête à contre-cœur de jouer les paparazzis….

Retour au Kalahari Sands où je troque ma tenue brousse pour une tenue smart-chic.  Repas dans un resto style taverne germanique où les steaks sont gros comme la main et où la Windhoek version light se révèle être un bon compromis  à ma conception de la bière qui doit être légère comme une plume ou comme une bière chinoise. Patrick se trouve une Tafel réalisée dans la plus pure tradition allemande. Je jure d’être raisonnable au Casino qui m’attire comme un aimant. Nous ne flambons donc que 200 $ NAB soit à peine 20 € que nous perdrons bien évidemment  aussitôt sur les slots machines. On joue ici avec des cartes à puce ! ce qui enlève complètement le plaisir de la mise et surtout l’émulsion sympathique du bruit des pièces qui tombe dans le bac en fer. Nous vivons une époque moderne... ne l’oublions jamais, même au fonds de l’Afrique… démon du jeu tu peux te rendormir au fond de moi.
Photos : P. Bellorini / N. Antoine

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 Je suis aussi d'une mauvaise foi épouvantable, la preuve : je le reconnais ! 
D'ailleurs, depuis que je suis modeste, je suis parfaite ;o)
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Flying and Travelling



NadDes envies de couleurs, d'images, de voyages et d'expériences.... Voler, être en contact avec l'air et le léger, exprime des aspirations à une certaine élévation, un besoin irrépressible de s' ouvrir à d'autres sphères, de se rapprocher de la nature. S'envoler, tout comme voyager, c'est se détacher un instant de son quotidien, se libérer, s'élever, découvrir et apprendre...

Un blog pour raconter ces expériences, car chaque personne a quelque chose à dire pour peu qu’il y ait quelqu’un pour l’écouter ou la lire... Bienvenue sur Flying and Travelling.
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