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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 15:21

De retour sur la terre ferme, je ne voulais pas manquer la plus vaste concentration d’otaries du monde, à Cape Cross sur la côte des Squelettes (Skeleton Coast).


vue-ensemble
Avez-vous déjà considéré vous réincarner en otarie à Cap Cross ? Non ?

Alors fermez les yeux un instant, oubliez votre quotidien, videz-vous l’esprit et imaginez ....

Imaginez une côte à l’horizon infini, une eau fraiche tumultueuse, des plages de sable fin…
beauImaginez-vous brun ou châtain clair, le poil fin et brillant, de petites oreilles, de longues moustaches, de grands yeux en amandes et de longues pattes palmées… vous êtes craquant !

bbImaginez que vos seules priorités de la journée se résument à manger, dormir et jouer…

Très bien, vous êtes maintenant une petite otarie de quelques dizaines de kilos, encore sous la dépendance de votre mère. Vous grandissez, apprenez à nager, mangez autant que vous pouvez (5% de votre poids à chaque repas), jouez le reste du temps.

 

oreiller

Vous êtes maintenant adulte, atteignez 2 mètres et accusez un bon 300 kg (si vous êtes un mâle).

Votre nourriture principale est constituée de poissons frais et c’est avec élégance et rapidité que vous évoluez dans l’océan récupérer votre déjeuner. La mer est aussi votre grand terrain de jeu, seul(e) ou en groupe, vous aimez sillonner les fonds rocailleux, bondir à la surface des vagues, faire la course avec vos copains sous l’eau.

 

Fatiguée par ces jeux aquatiques, vous méritez bien une petite sieste, sur le sable doré de la plage, sur un rocher encore humide, sur les galets ou sous le ponton de bois…

dort Vous vous extirperez quelques fois de votre torpeur le temps de jeter un regard à ces touristes ennuyeux avec leurs photos avant de vous affaler sur le flanc, les moustaches au vent, retrouver Morphée. Mais derrière votre air inoffensif, vous restez prudent et vous ne vous laisser jamais approcher car si la mer est votre territoire, la terre peut devenir un piège, vous êtes aussi maladroit et gauche sur terre que vous êtes agile, rapide et souple dans l’eau.

Et cela peut inspirer plus d’un esprit mauvais… Les âmes sensibles peuvent arrêter leur lecture ici car maintenant je dénonce les pires démons qui gangrènent l'espèce humaine.

L’envers de votre paradis cache une horreur sans nom dont peu de touristes ont connaissance, car les méfaits qui y sont perpétrés leur sont cachés avant leur arrivée sur site.

Du mois de juillet à la mi-novembre, le massacre, car c’est un massacre, touche environ 80.000 jeunes phoques et 6.000 mâles qui sont exécutés cruellement à la batte de base-ball pour l’industrie de la fourrure et de la médecine chinoise, avec la bénédiction du gouvernement namibien qui compte fournir un million de peaux à des négociants d’ici 2019 ! 


                         Photo : http://www.photographes-nature.com/Reportages/otaries_namibie/otaries_namibie.htm

La vie des Otaries à Cap Cross, si l’Humain n’existait pas, serait sûrement une vie de rêves.
Ayant eu connaissance de cette tragédie par Marie-Lou et Olivier après ma visite à la réserve nationale de Cap Cross, je garde de cet endroit un souvenir ému mais aussi un sentiment de malaise et de révolte profonds.

A lire aussi : http://www.seashepherd.fr/news-and-media/editorial-120829-1.html

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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 17:32

Dijon, un festival, une salle comble.

A cette époque, je fréquentais tous les festivals de voyages à la recherche d’une programmation de qualité pour le mien.

Dans la salle, un film : COAST TO COAST. Cette histoire d’amitié entre vous deux Olivier et Mike, et surtout vos images d’une beauté rare qui ne m’ont jamais plus quitté.
Ces 72 minutes ne laissaient la place à aucun autre film dans ce festival. Pendant tout ce temps, j'ai complètement oublié ce qui se passait dans mon monde pour devenir totalement ravie dans le vôtre.  Il y avait une magie dans ce film, quelque chose qui m’a fait suffoquer, je n’ai jamais vraiment su l’expliquer.

 

Olivier-Mike.jpg mike-olivier-2 Olivier-Mike-2

Suspendue comme à un nuage, je suis repartie avec votre e-mail en poche et la certitude en tête de passer COAST TO COAST à mon festival. J’avais du flair, vous avez remporté beaucoup de prix et avec vos films, vos voyages et vos records du monde, vous avez gagné une renommée certaine sans avoir la prétention de vouloir couper court à l’imagination de ceux qui vous écoutent et vous admirent. C’est une générosité rare.
P1000724

J’ai rêvé de vos histoires. J’ai réfléchi à vos paroles. J’ai rencontré vos personnalités. J’ai regardé vos différents films peindre ces vols, ces sensations inconnues, ces moments privilégiés, ces aventures, l’éclat de vos décors aériens ont tournoyé longtemps autour de moi  et au plus profond de moi. 

Vous avez changé ma vision de ma petite existence. Je voyais jusqu'à là ma vie comme un ensemble de buts et de devoirs, auxquels je ne pouvais guère me dérober ; réussir mes études, avoir un bon boulot, aider ma famille... mais à coté de ces pensées s'ajoutait maintenant la certitude que quoiqu'il arrive, on peut quand on le veut choisir un tout autre chemin. "Si je le veux vraiment, je peux le faire"... Cette simple prise de conscience a eu sur moi un effet gigantesque.

Peu de temps après, j'ai quitté mon poste ennuyeux dans une chambre de commerce et commencé à poursuivre mes rêves. 

Nadine-Happy.jpgVous savez, à partir de ce moment là, j'ai travaillé dur, m’efforçant assidûment à poursuivre un rêve : devenir un jour pilote. J'ai passé mes week-end à étudier l’aérologie et toutes ces choses inconnues du manuel théorique, mes soirées après le travail à travailler mes décollages et mes atterrissages, à économiser pour acheter mon ULM.

Mais voler un jour avec vous  en Namibie, c'était au-delà d'un rêve !

 

J’ai choisi  de quitter le confort d’une vie sédentaire et de mener une existence différente en m’exilant à l’autre bout du monde, peut être parce que je crois que c’est lorsqu’on s’éloigne de tout que l’on se rapproche de l’essentiel.

Aujourd’hui, des années après, je vis dans un autre pays et je parle une autre langue, mais sur mon écran d'ordinateur, dans ce film ou sur ce blog, mes inspirateurs c’est toujours vous...


 

BEYOND A DREAM - A fly and drive in Namibia from Nadine on Vimeo.

Flying over the dunes of the Namib, driving in Messum Crater or Hoanib river.... moments like these are when I have to pinch myself to make sure I am not dreaming. What a gift it is to be able to experience the great landscapes of Namibia from the sky with good friends.

 

   Paroles et traduction de Only If...(Seulement Si)
         (Chanson qui accompagne mon vol avec Olivier)

 

When there's a shadow you reach for the sun
Quand il y aura de l'ombre tu chercheras le soleil
When there is love then you look for the one
Quand il y aura de l'amour alors tu le recherchera
And for the promises there is the sky
Et pour les promesses il y a le ciel
And for the heavens are those who can fly
Et les cieux appartiennent à ceux qui peuvent voler

 

When there's a shadow you reach for the sun
Quand il y aura de l'ombre tu chercheras le soleil
When there is love then you look for the one
Quand il y aura de l'amour alors tu le recherchera
And for the promises there is the sky
Et pour les promesses il y a le ciel
And for the heavens are those who can fly
Et les cieux appartiennent à ceux qui peuvent voler

When there's a journey, you follow a Star   
Quand il y aura un voyage, tu suivras une étoile
When there's an ocean you sail from a far
Quand il y aura un océan, tu naviguera au loin
And for the broken heart there is the sky
Et pour le coeur brisé il y a le ciel
And for tomorrow are those who can fly
Et demain appartient à ceux qui peuvent voler
       [Chorus]  
                   [Refrain]  
                 
If you really want to, you can hear me say
Si tu le veux vraiment, tu peux m'entendre dire
Only if you want to, will you find a way
Seulement si tu le veux, tu trouveras la voie
If you really want to, you can seize the day
Si tu le veux vraiment, tu peux saisir le jour
Only if you want to, will you fly away
Seulement si tu le veux, tu t'envoleras loin
 
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16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 11:20


ONZE nouveaux articles viennent d'être ajoutés ces derniers jours dans mon blog...
Vous les retrouverez très facilement dans le menu à droite :  
CATEGORIES/NAMIBIE.
Il s'agit du carnet de route d'un beau voyage effectué du 22 avril au 9 mai 2008.
J'ai donc logiquement publié ces articles à des dates antérieures  pour respecter la chronologie de "Flying and Travelling".
A découvrir aussi dans "ALBUM" quelques photos prises la plupart du temps par mon compagnon d'escapades  : Patrick.
N'hésitez pas à me laisser vos commentaires... et bonne lecture !
Nadine

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9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 17:25

Vendredi 9 mai 2008 - dernier jour

Rencontre furtive avec des Himbas

Nous partons pour la capitale et emmenons avec nous une passagère, Sussa, qui travaille à l’hôtel et rejoint sa famille à Windoek. Ayant quelques jours de congés elle profite ainsi de l’opportunité de notre trajet pour rentrer chez elle.

A Outjo, des Himbas se sont installés au bord de la route pour vendre quelques objets qu’ils ont confectionnés. En moins d’une minute me voici ornée d’une bonne demi-douzaine de bracelets, chacune des femmes voulant me faire essayer le sien. A leur contact mes bras se couvrent également de la couleur ocre de leur peau. Les prix sont exorbitants pour ce type de produit (100 $NAB), difficile de choisir, de faire plaisir à l’une plus qu’à l’autre, alors je prends juste une photo et finalement je n’achèterai rien.

J’aurais beaucoup aimé
rencontrer ces populations plus longuement. Apprendre d’elles ces choses qui font partie de leur quotidien, mais il faut un peu plus de temps et être introduit dans ces communautés par une personne qui leur est familière, qui puisse vous servir d’intermédiaire et vous expliquer quelques règles de bienséance.

Je reviendrai en Namibie, vite je l’espère, pour me concentrer sur la partie nord du pays où justement la population est plus représentative et plus propice aux contacts humains et aussi pour voler en Ulm au dessus de ces paysages superbes
.

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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 17:04

Mercredi 7 mai 2008

Le Damaraland

 

Levé sans réveil aux premiers rayons du soleil. Nous partons parcourir un peu cette région du Damaraland qui surprend par sa beauté géologique. Nous prenons la piste en très mauvais état en direction de la forêt pétrifiée et des gravures rupestres de Twyfelfontein l’un des plus intéressant site archéologique de la région.















La balade se fait en compagnie d’un guide et débute par la source d’eau qui donna son nom à Twyfesfontein (source douteuse). Vous comprendrez malgré la chaleur écrasante de ce milieu de journée mon peu d’entrain à me désaltérer comme ma guide et comme Patrick à la pompe de la source… Les gravures sont réalisées dans du grès rose (le même que dans les Vosges) et représentent des animaux. On estime l’âge de ces gravures à quelques 5000 ans !  Enfin pour terminer la découverte du site, nous découvrons sous des cavités rocheuses les peintures rupestres encore très lisibles. Elles représentent des scènes traditionnelles bushmen d’une grande finesse.













Nous arrêtons ensuite sur l’un des sites proposant une visite rapide de la forêt pétrifiée. Un sentier pédestre sillonne le petit territoire désertique parsemé de gros cailloux où sont dispersés des troncs d’arbres pétrifiés. On peut encore deviner les détails de leur écorce et la texture du bois. C''est ici dans le lit des rivières qu’on peut rencontrer les éléphants du désert mais cette fois pas de pachyderme en vue.

Retour au Vingerklip Lodge qui prend ce soir des airs de fin du monde car le ciel s’obscurcit et les roches ocres dégagent pour l’heure une atmosphère chargée de gravité et d’isolement. Une palette de couleurs fascinantes colorent le ciel dans des tonalités orange et des halos de lumières étrange. Finalement l’orage éclate, terriblement menaçant et destructeur alors qu’au loin derrière ses éclairs puissants, se dessine un doux arc en ciel.

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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 15:52

Mercredi 7 mai 2008

Vingerklip

Il faut quitter la C 39 et prendre la D2743 avant Khorivas pour trouver ce morceau de paradis perdu niché sur d'anciennes formations rocheuses.
Le Vinderklip appelé aussi le doigt de pierre semble en équilibre précaire au beau milieu d’un paysage grandiose fait de montagnes coupées au couteau. Nous sommes au début de l’après-midi, est nous relaxons un peu au bord de la piscine pour récupérer des déplacements d’hier. Le jardin est magnifique, il est composé de plantes grasses et de rocailles.
Un petit sentier conduit à un escalier métallique qui permet de gravir en
10 mn la formation rocheuse toute proche.

Le « Nestle Restaurant » se trouve perché là-haut à coté d’un promontoire avec un  panorama à 360° qui se pare de mille couleurs au crépuscule.


Ma chambre ouvre sur une petite terrasse privée de laquelle on peut voir le point d’eau aménagé dans uneréserve privée de 1 600 ha. Excellente place donc pour meubler d’éventuelles insomnies... en tout cas la traque photographique semble inspirer Patrick qui ne parle plus qu’en murmurant et ne quitte plus la seconde chambre dans la mezzanine dans l’espoir de surprendre quelques animaux noctambules. A moi le rôle (ingrat ?) d’écrire les cartes postales (bon, j’aime écrire c’est vrai) qui arriveront comme d’habitude bien après notre retour !

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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 15:04
Mardi 6 mai 2008

Les éléphants

Etosha Pan est une vaste cuvette de quelques 4 800 km qui attend la saison des pluies. Le voir miroiter au soleil et tout bleu à cette époque est assez rare aux dires des locaux. Dès l'ouverture, 6 h 05, nous sommes dans le parc, aux premières heures pour profiter de la belle lumière matinale avec l’espoir d’apercevoir cette fois des éléphants.

Une belle surprise pour commencer, comme nous sommes chanceux ! Deux lionnes sont couchées à un point d’eau. Le scénario d’hier se reproduit avec un peu plus de distance entre elles et nous, mais c’est quand même beaucoup de chance que de passer au bon endroit au bon moment car les animaux ne restent jamais longtemps à découverts.

La partie centrale du parc présente moins d’intérêt, moins d’animaux et même la végétation  se fait plus rare, plus sèche. Holari se trouve environ à mi-chemin de notre trajet journalier. Il y a là un lodge où nous nous arrêtons pour boire un café. J’en profite pour me renseigner auprès des "Game-drivers" locaux pour savoir s'ils ont vu dernièrement des éléphants, mais, à part au dernier point d’eau à l’Ouest aucun n’a vu pachyderme qui vive au cours des dernières 48 h.
Nous allons donc nous en remettre à notre bonne étoile et reprenons les pistes du parc avec parfois la surprise de croiser un troupeau ou découvrir un point d’eau désert.
Un peu plus loin un attroupement de 2 ou 3 voitures, nous laisser présager la présence de quelques hôtes exceptionnels...

Oui ! un troupeau entier d’une douzaine d’éléphants se rafraîchit autour du point d’eau. Le mâle fait quelques effets dissuasifs à l’attention de nos voitures. Il agite les oreilles ce qui voudrait dire paraît-il en langage pachyderme « je t’impressionne ! » à ne pas confondre avec oreilles en arrière toutes qui veut dire « là...je vais charger ! ».


Au signal du chef, la petite troupe se dirige lentement vers le bush et disparaît. Oui, je vous jures qu’en quelques secondes à peine un troupeau d’éléphants peut disparaître complètement alors qu’un bus de touristes arrive au même instant pour voir le dernier postérieur s’enfoncer dans le bush. Comme ça doit être frustrant !!! Quelle chance nous avons eue cette fois encore.
















Ensuite, rien de bien nouveau sur des kilomètres et, en fin de journée, 2ème rencontre avec l’éléphant. Un vieux mâle, seul cette fois, préside un point d’eau, bientôt remplacé par une girafe, puis un phacochère. D’autres girafes arrivent. Elles sont très méfiantes, elles regardent partout puis risquent une approche, alors, elles écartent leurs grandes pattes pour boire dans une position inconfortable et vulnérable de laquelle elles se libèrent d’un seul bon.














Nous quittons le parc à 17 h 15, encore 50 km à faire dont les derniers sont en mauvaise piste escarpée jusqu’au Eagle Tent lodge and Spa. Cette nuit, nous dormirons sous une tente 5 étoiles "and tomorow will be an other day"…
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5 mai 2008 1 05 /05 /mai /2008 14:08

Lundi 5 mai 2008
Etosha National Park

Départ pour l’Est d’Etosha National Park. Nous pouvons utiliser notre propre véhicule pour circuler dans le parc, ce qui permet une approche des animaux à notre rythme et loin des groupes qui circulent dans des véhicules 4 x 4 surélevés remplis de paparazzis qui mitraillent en commentant.

 

La petite boucle que nous avons prévue de faire cet après-midi est magnifique : partout autour de nous détallent springboks, blackfaced impalas, gembok avec leurs longues cornes toutes droites, kudus, gnous par troupeaux entiers…

 



Le parc offre une surface de 22912 km2
au milieu duquel évoluent librement les animaux
et donc une seule règle pour les humains :

Ne  pas sortir de la voiture à cause des félins !


 



Ce sont justement eux que nous croisons par chance en fin de journée. Deux superbes lions qui somnolent près d’un point d’eau. Doucement ils se réveillent, ils baillent, jouent un peu ensemble comme mes chiens, et tout à coup se décident à bouger et passent à moins de 5 m de notre voiture. Irréel...


J’entends le crépitement de l’appareil photo de Patrick qui shoot à tout va et qui ne trouble nullement les deux « kings ». Ils sont là, si près que Patrick remonte sa vitre. Sans se presser, à quelques pas de là ils vont satisfaire un besoin naturel l’un après l’autre dans la plus grande indifférence à notre égard... Ils suivent la route un moment à côté d’une autre voiture. Ses occupants ont rangé les téléobjectifs qui dépassaient des vitres tout à l’heure, ils sont devenus inutiles, voir encombrants : les fauves sont à côté d’eux. Je filme en vrac, un œil dans le viseur l’autre sur le second lion qui nous suit à une dizaine de mètres derrière. Une lumière jaune rasante réchauffe la couleur de leur robe. Le moment est magique. Je resterais bien des heures à leur côté à les observer en silence mais il faut être dans 10 mn à la porte d’entrée. Le parc ferme ses portes aux visiteurs à 5 h 45 précises. Nous devons donc quitter à regrets nos félins. Je filme une dernière image qui restera aussi dans ma mémoire : une imposante silhouette avance et se détache au crépuscule : sublime car éphémère, "Amazing" comme diraient les anglophones !


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4 mai 2008 7 04 /05 /mai /2008 15:48
Samedi 4 mai 2008
Les Félins dAloegrove

Changement de programme aujourd’hui. La formule « Free and Easy » est très intéressante, elle comprend le vol, la voiture et des coupons d’hébergement à choisir dans une liste d’hôtels assez vastes et à réserver au plus tôt
72 heures à l’avance. Autrement dit, nous bouchons les trous, si trous il y a ….et en l’occurrence il n’y a pas de trous dans les hôtels que nous avions choisis car c’est le week-end.

Nous modifions donc notre route et oublions ainsi avec un peu de regrets Cap Cross et ses otaries pour bifurquer en direction de Otjiwarongo sur la B2 et la C33 qui sont de belles routes goudronnées et qui se déroulent à l’infini en lignes droites. Les paysages sont recouverts d’arbustes (des acacias ?) pas très hauts, que des  kilomètres de clôtures en fil de fer séparent de la route et que parfois franchissent d’un bond des familles entières de singes.
De hauts monticules de terre rouge apparaissent ci-et-là, ce sont des termitières. Cachés dans ses paysages nous aperçevons des lodges, des guest-farms qui proposent hébergement, repas et Game ou Nature Drive.

Alors que nous filons à vive allure et que je somnole, coup de frein « Tiens ! ». Je sursaute, cherchant du regard la présence animale qui mérite un arrêt si spontané. Rien. « Là, le panneau phacochère ! » me lançe Patrick. Ah oui, c’était un débat depuis le début du voyage, n’ayant vu que des panneaux « cervidé » et n’ayant rien trouvé sur le code de la route namibien j’avais, je l’admet, émis quelques doutes moqueurs sur l’existence d’un panneau phacochère. L’épisode est clos, je prends pour preuve la photo du panneau ;o)

Pour une fois, nous arrivons de bonne heure à l’Aloegrove Safari Lodge tenu par 2 belges sympathiques Luc et Sabine. Le lodge est niché en haut d’une colline offrant une vue à 360° et possède sa propre réserve sur 8 300 ha dont 4 000 sont utilisés en réserve où évoluent girafes, gnous, impalas…
Luc, une perruche sur l’épaule, nous emmène dans un drôle d’engin 4x4 pour aller nourrir "les chats" comme il dit. Entendez par là, un léopard, 2 lionnes et 2 cheetahs (guépards). Dans leurs parcs, les félins ont reconnu le moteur de la voiture synonyme de festin et se sont tous rapprochés du chemin de terre, mais pour l’instant, le léopard reste invisible.

"Ici, ce sont les touristes que l'on met en cage !" nous dit Luc. Nous entrons donc dans un petit bâtiment en béton percé de 3 ouvertures et, assis sur des chaises plastiques, nous attendrons immobiles dans le plus grand silence l’arrivée du léopard. Luc lançe un quartier de viande derrière le grillage et soudain, les hautes herbes se mettent à bouger  et découvrent un majestueux mâle d’environ 6 ans. A l’abri dans mon refuge, je laisse la caméra tourner. L'objectif est à 5 m à peine de l'animal. Sa gueule puissante broie les os des quartiers de phacochère que lui jette Luc. Il est tout seul. L’an dernier, on a tenté de lui adjoindre une femelle, quelques jours après son introduction dans le parc on l’a perdue de vue et comme nous le dit en riant Luc, "personne depuis n’est  volontaire pour vérifier si elle est vit toujours à l'intérieur du parc !".

Au deuxième service, on sert les lions. Une mère, Elsa, et sa petite, Quiera,. Contrairement au léopard, elles piaffent d’une impatience (comment dire...toute féminine !!!) et viennent au devant de nous. Elsa, n’aime pas les touristes ou les caméras, et me le fait savoir immédiatement par des assauts rugissants. Dès que j’approche la caméra pour glisser l’objectif dans un maillon du grillage, elle se jette dans ma direction, les babines retroussées. Impossible de rester stoïque pour filmer devant ces crocs énormes et ce regard perçant qui vous guette derrière un simple filet de grillage…






Je lis dans le yeux d'Elsa ce jour là quelque chose qui impose le respect et l’humilité, quelque chose de terriblement fascinant aussi et de difficilement explicable avec de simples mots, quelque chose que je n’ai jamais lu dans le regard d'animaux vus en captivité dans les zoo. Quiera, la petite lionne n’a pas cette attitude dominatrice et imposante. Elle semble plus douce, plus réservée. En janvier dernier un mâle très doux est décédé, Luc me confie qu’il lui arrivait souvent de le caresser derrière le grillage tout en gardant l'oeil sur Elsa. 

« Maintenant, je vais vous montrer des animaux très différents » nous dit Luc. Au 3ème et dernier enclos, on sert, en self-service, de la viande désossée. Tom et Jerry miaulent d’impatience et font les 100 pas le long du grillage en nous attendant. Nous enlevons nos lunettes de soleil  (très important) et pénétrons avec lui dans l’enclos. Les deux guépards viennent se servir alternativement dans la glacière pendant que l’homme leur caresse le dos. C’est beau à voir et à filmer. Le regard qu’il nous adresse et très différent de celui de la lionne. Il est débonnaire, doux presque familier si bien qu'on en oublierait vite toute sensation de danger, pourtant Luc me conseille de me relever à chaque fois qu’ils terminent un morceau. « Ce qui est à leur hauteur est considéré par eux comme une proie éventuelle ».  Filmer à leurs cotés leur robe tachetée, leurs griffes (non rétractables), la pointe recourbée de leur longue queue demeure pour moi une superbe expérience.




Nous terminons par un Game-Drive dans le parc. Hier, Luc à vu des traces de girafes vers le point d’eau et on s’amuse maintenant à les localiser dans les broussailles. On penserait à première vue qu’il est facile d’y repérer leur long cou dans cette végétation plus basse qu’elles, et bien non, on doit vraiment les chercher à la jumelle car elles se penchent pour manger et deviennent de ce fait totalement invisibles.
Nous prenons notre repas à la table de Luc et Sabine, partageant leur expérience d’expatriation et leur projet de monter prochainement une agence qui proposera des tours qui s’appellera Spirit of Africa.
 

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3 mai 2008 6 03 /05 /mai /2008 04:50

Samedi 3 mai 2008
Ritz and road

Ah, se réveiller au Ritz... ce n’est pas donné à tout le monde vous savez ;o) sauf qu’ici, au Ritz on ouvre ses fenêtres sur de vastes étendues d’herbes blondes frangées au loin d’une crête montagneuse aux sommets caillouteux. Le manager s’occupe d’organiser notre changement de voiture, moi je renonce à contacter Europcar qui nous a encore posé un lapin hier soir et semble ignorer purement et simplement notre problème. Je n’aime pas le téléphone, et à une certaine dose je deviendrais agressive même en langue anglaise et ça n’arrangerait rien à nos affaires. Il nous faut donc patienter au Ritz jusqu’à 2 pm pour attendre notre nouveau véhicule. J’opte pour l’option farniente au bord de la piscine et son paysage grandiose à contempler avec mon mp3 de musiques préférées sur les oreilles, alors que Patrick part pour un teck d’une heure et demi au milieu de petites dunes et de rocaille. Il croise une japonaise et un Kudu !


La voiture prévue arrive avec une heure de retard. Nous avons maintenant une Toyota Avanza Zx qui présente l’avantage d’être un peu plus haute. C'est parti ! C14 en direction de Walvis Bay. Des paysages très différents se succèdent : collines arrondies couvertes de verdure, puis des paysages lunaires où rien ne pousse. Au passage on a vu un phacochère, des impalas et debout sur une pierre un suricate.
Comme nous roulons plein Ouest, nous avons le soleil couchant de face et bientôt la route devient invisible à 17 h 30 enfin l’astre rougeoyant s’enfonce dans l’horizon et nous accorde pour quelques minutes encore une lumière plus supportable avant l’obscurité. Au niveau de l’aérodrome de Walvis Bay, la route devient 4 étoiles, bitumée avec repères réfléchissants latéraux et centraux si bien qu’on se croirait presque sur une piste d’atterrissage. Notre prochain hôtel est réservé dans une charmante bourgade baptisée du doux nom de Swakopmund, impossible à retenir pour la non-germanophone que je suis. Arrivée nocturne chez Sam’s Gardino. Sam est Suisse et vit depuis 10 ans en Namibie. Il a fait l’école hôtelière à Lausanne et propose un menu du jour à faire pâlir de jalousie Paul Baucuse.

Tout bonnement sublimes ses médaillons de porc sur lit de champignons frais accompagnés d’asperges locales et souligné d’une goûteuse sélection de vins Sud Africains raffinés et idéalement conservés dans une cave à vin appelée « La Grotta ».

 

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Présentation

  • : Flying and Travelling
  • Flying and Travelling
  • : Mes expériences de pilote ulm pendulaire et les carnets de route de mes voyages (Namibie)
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  • Nadine
  • On me dit généreuse, volontaire voire obstinée...
 Je suis aussi d'une mauvaise foi épouvantable, la preuve : je le reconnais ! 
D'ailleurs, depuis que je suis modeste, je suis parfaite ;o)
  • On me dit généreuse, volontaire voire obstinée... Je suis aussi d'une mauvaise foi épouvantable, la preuve : je le reconnais ! D'ailleurs, depuis que je suis modeste, je suis parfaite ;o)

Flying and Travelling



NadDes envies de couleurs, d'images, de voyages et d'expériences.... Voler, être en contact avec l'air et le léger, exprime des aspirations à une certaine élévation, un besoin irrépressible de s' ouvrir à d'autres sphères, de se rapprocher de la nature. S'envoler, tout comme voyager, c'est se détacher un instant de son quotidien, se libérer, s'élever, découvrir et apprendre...

Un blog pour raconter ces expériences, car chaque personne a quelque chose à dire pour peu qu’il y ait quelqu’un pour l’écouter ou la lire... Bienvenue sur Flying and Travelling.
Nadine

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