Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 01:00

NadineJ’ai mal dormi...
L’excitation de cette journée à venir, me faisait me retourner dans mon lit. Au réveil, un coup d'oeil confiant par la fenêtre : le ciel est dégagé, le vent est faible. Autant dire des conditions climatiques idéales pour faire la grande nav' qui manquait encore au répertoire de mes expériences de l’année.

6 h 30 : dans son hangar, Falco se réveille doucement,  lesté des quelques 60 litres d’essence que lui a fait ingurgité Michel la veille.

C’est un voyage dans le temps jadis vers lequel nous embarquons à deux machines, à la quête d’un lieu de l’époque du moyen-âge…
Cap sur l’Alsace, cap sur le Château du Haut-Koeningsbourg !

Il est le lieu de convergence de nos souvenirs communs, et j’évoquerai les miens dans l’idée qu’ils réveilleront dans la mémoire de beaucoup de lorrains la nostalgie des souvenirs de balades de fin d’année scolaire.
Le Château du Haut-Koenigsbourg, une révélation pour la petite fille que j’étais alors tout à ses rêves de princesses et de chevaliers. Car si les preux chevaliers devaient avoir un pays, celui-ci serait bien l'Alsace, on y compte tant de châteaux forts. Le plus majestueux est celui qui – paraît-il – aurait inspiré Walt Disney pour la Belle au Bois Dormant : le Château du Haut-Koenigsbourg.


Saint-Dié-des-VosgesLa campagne est belle et calme, devant moi se hérissent bientôt les forêts des Vosges, et Saint-Dié, ma ville natale. Puis direction du tunnel de Sainte-Marie, mais avant une halte à l'aéroport de Remomeix qui ne sera  qu’un prétexte pour une pause café agréable avant de nous engager pour près de 2 h de vol non-stop. 

Dès lors, il faut prendre de l'altitude pour passer les sommets. Les reliefs boisés s'étirent pendant près de  40 km. A plus de 1500 pieds les forêts de sapins déroulent un tapis vert uniforme et les invitations à vacher pour boire un thé sont rares. Michel s’en inquiète, me demandant de bien maintenir ma hauteur. 

Falco survole la forêt

Au milieu de toute cette verdure, allons nous repérer facilement la vieille forteresse ? pourrons-nous y accéder avec la réserve de carburant que je peux emporter sur Falco sans trop risquer notre peau ?

Au loin le Haut-Koeningsbourg Un château sur l'aile

Finalement, de très loin, le profil du château se détache sur la fameuse ligne bleue des Vosges. Perchée au sommet d'un rocher qui domine la plaine d’Alsace, la forteresse en grès rose des Vosges est véritablement un lieu magique.A l'ombre de son imposant donjon on peut revivre le souvenir de nos plus beaux rêves d'enfant... Sous nos pieds, le premier bus de tourisme ne semble pas avoir encore déversé son flot de curieux. Ce superbe château n'est, ni plus ni moins, que l’un des trois lieux touristiques les plus visités de France avec Notre-Dame de Paris et le Mont-St-Michel.

Le Haut-Koeningsbourg chateau-vue-dessus-copie-1.jpg

Du ciel on découvre en privilégié ses tours et ses reliefs d'un seul coup d'oeil. De nos machines sans carénage, la vue est imprenable, on se sent un peu comme Di Caprio : « King of the wold » !

chateau-seul.jpg Le Haut-Koeningsbourg

Nous traversons la vallée, la forêt de conifères prend de plus en plus le pas sur d'autres  murailles médiévales appartenant cette fois au Château de Frankenbourg ...
Château d'OrtenburgRetour sans encombre en reprenant de l'altitude pour suivre le Val de Lièpvre, le col de Saâles, la vallée du Rabodeau et passage de la vallée de la Meurthe au niveau de Raon l'Etape.

9 h 30, landing en douceur sur la piste d’Hoéville, puisqu'il faut bien rentrer dans notre 21ème siècle et sans transition mon chevalier servant s'envole déjà avec des clients pour un baptême de l’air...

Carnet de  vol 2012 :

le 28 Mai (accompagnée de Michel) : 2 h 45 mn

 Total : 10 h 30

Repost 0
27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 00:02

Aujourd’hui, je vais vous parler de ma mère.


la-bolle.jpgCelle qui m'a élevé dans mon  pays natal et que je ne vois plus très souvent.
Figurez-vous que cette mère là a quatre vingt huit ans !
Si elle se plaint souvent de son dos, elle est quand même en forme pour son âge et si elle perd un peu la mémoire, elle a quand même toute sa tête et elle sait bien qu’elle veut.

Bien entendu, quand je viens en France,  je lui raconte un peu ma vie au Costa Rica,  et elle a suivi ma passion pour le vol. Je lui ait déjà montré ma base, mon ULM il y a deux ans (c'est ici) et quand  je lui disait « Je pars voler... » Elle avait eu souvent de la curiosité au fond des yeux et un sourire amusé sur le visage.

Ce week-end, après un repas de famille,  je lui ai fait part de mon envie de voler en soirée.
Elle m’a dit : « j’aimerais bien te voir décoller ! »

J'ai vu son air intéressé alors une fois arrivée à la plateforme, je l’ai emmenée bras dessus-bras dessous voir "la bête" de plus près et lui ait proposé un petit vol. Elle a d’abord refusé, prétextant un manque de forme, puis, alors que je lui proposais de m’accompagner pendant mon vol et d’embarquer sur un second ULM derrière un ami pilote, à ma surprise elle a accepté mon plan.

 habillage nad-and-mam.jpg
a-bord.jpg 

Chaudement équipée d’une combinaison (deux fois trop grande pour elle) et de quelques doublures improvisées, elle s'est hissée sur le siège arrière du Voyageur 912 de mon ami Joël. Celui-ci prit le relais des explications et recommandations avant  le décollage pendant que de mon coté je me préparais.

casquee
gros-plan

Finalement, c’est depuis le ciel qu’elle m’a vu décoller sur Falco. A la radio, par l’intermédiaire de Joël,  je m’assurais régulièrement, un peu anxieuse, que tout allait bien dans l’autre appareil, qu’elle n’avait pas froid, nu-pieds dans ses petites chaussures de ville !

maman-et-joel.jpg

apres

 

 

Nous avons volé côte à côte, dans des conditions idéales. Un vol à vue, parfois

assez  rapproché,  ce qui était pour moi une grande première, un nouvel exercice supervisé par Michel qui à l’arrière s’appliquait à tirer des photos de l’événement.

Trois-quarts d'heure plus tard, le Voyageur se posait le premier tout en douceur  sur la piste d’Hoéville avec à son bord, en pleine forme, celle qui est devenue à ce jour la doyenne des candidates au baptême de l’air ULM de la base.

L'expression de son visage à l’arrivée a valu tout l'or du monde. Elle avait un grand sourire aux lèvres, le sourire d’un gosse qui vient de faire une bonne blague a son entourage.

Je me suis repue de ce moment là.
Elle qui a vu tant de choses et qui a vécu tant de déceptions, de frustrations… qu’elle se permette  pour une fois ce moment-là de bonheur, en partageant les péripéties de sa plus jeune fille :

c’était juste  incroyable et inoubliable !

 

 

Lire ici l'article de l'Est Républicain


Carnet de  vol 2012 :

le 27 Mai (accompagnée de Michel) : 45 mn

 Total : 7 h 45

Repost 0
26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 20:10

Vous ai-je dis que j’avais désormais une radio équipée d'une batterie neuve pour communiquer pendant mes vols ?

Si ma machine a son histoire (que m’a raconté un jour Michel), chaque partie de mon équipement a également la sienne et une valeur sentimentale : casques, headsets et antenne sont des cadeaux offerts par des personnes qui me sont chères. Ma radio (IC-A5) est aussi particulière, disons que c’est une radio qui a beaucoup voyagé…

radio-icomTarmac de Lunéville

Pour Naviguer dans pas mal d'endroits une radio est obligatoire, à commencer par tout une liste d'aérodromes ou le contact radio est obligatoire, même si les-dits aérodromes ne sont pas "contrôlés ".

Pour Ecouter, pas de problème on peut mette à bord ce que l'on veut tout le monde s'en fiche.

Pour Parler c'est autre chose :
- Il faut avoir une qualification radio (pour émettre ). Formation assurée par son instructeurs ULM.
- On doit avoir une licence radio (LSA = licence de station d’aéronef)

La jeune pilote que je suis, dont l'essentiel de la pratique se résume à des vols locaux d'un mois par an ponctués, si la météo me sourit, d'une nav avec parlotte, ignore encore tout ou presque des us et coutumes des contrôleurs et a encore tout à apprendre du jargon aéronautique.

Ce matin, ma radio jacasse. Le papotage débridé de 2 pilotes étrangers qui échangent comme des pipelettes est entrecoupé de quelques messages de connaissances de ma base, ce qui me permet de savoir que tout "mon petit monde" converge vers la piste de Dieuze.
Joel-a-Dieuze
Joël m’appelle pour me localiser. Je bredouille sans trop d'aisance quelques précisions sur ma position actuelle, trop vite et sans trop coordonner le "Push to Talk"...

Je promets de réviser la phraséologie et les expressions conventionnelles pour l’an prochain les amis (très bon site informatif ici). Mais pour l'heure, c’est plutôt sympa de pouvoir échanger ses premiers messages sans protocole et se retrouver ainsi quelque part sur une petite piste au milieu des champs, au rendez-vous des copains...Dieuze-vue-d'ensemble

Carnet de  vol 2012 :

le 26 Mai (accompagnée de Michel) : 1 h 00 mn

 Total : 7 h 00

Repost 0
25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 17:42

Voilà plusieurs fois que je survole cet endroit, et je me décide à écrire quelques mots sur cette "terre de sel" lorraine.

Je m’étonne trop souvent d’oublier certaines impressions ressenties en vol dès lors que je pose les roues sur la base. Sur terre, on rompt bien vite le charme qu’évoque la nature esthétique et harmonieuse vue du ciel.

Car voler à ceci de frustrant que les paysages qui s’offrent si généreusement à nous, quand on prend de

la hauteur pour les observer, s’estompent et s’effacent aussitôt qu’on détourne le regard : jamais le même vol, jamais le même angle, la même lumière, jamais la même vision...

Sel-gris

La région de Dombasle et de Rosières aux Salines est une palette géante. Des camaïeux de bleus, de verts, d’or et de rose semblent prêts pour une toile de maître qui attend que son créateur commence son œuvre.

Difficile de dire à quoi ces couleurs me font penser tant le décor paraît décalé, cartes postales d’un autre pays, d’un autre continent. C’est la Terre dans sa genèse que j’ai l’impression de survoler, à moins que ce soit un lagon des mers du Sud, une terre volcanique, un marais, un désert…

Sel-bleu Sel-bleu-noir
Sel-Earth Sel-turquoise
Sel-or Sel-rose

 

Non loin les traces d’un passé minier existent. Mais le temps se charge d’effacer ces mémoires humaines en ouvrant ci-et-là des lacs, trous béants vite comblés par les eaux. Tôt ou tard, la nature reprend ses droits balayant le passé et les ambitions de l’Homme.

roue.jpg

Le sel, la roche et l’eau s’allient dans ce décor qui laisse si facilement vagabonder l’esprit. J’erre au dessus des salines à la recherche de La photo-souvenir, cadrant le viseur de l’appareil photo pour saisir  l’instant où la roue de l'Ulm s’imprimera exactement sur un morceau de décors féerique.

 

  Carnet de  vol 2012 :

le 25 Mai (accompagnée de Michel) : 1 h 20 mn

 Total : 6 h 00

Repost 0
Published by Nadine
commenter cet article
24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 16:24

Les prévisions météo de la veille s'annoncent peu engageantes : des rafales et un vent d'Ouest pouvant atteindre plus de 40km/h (20 Kt) en fin de journée.

- On restera en local de la base averti Michel : "on va faire des tours de pistes et quand la manche à air commencera à s'agiter, il faudra rentrer".
- Des tours de pistes ? c'est ce que j'ai fais le plus ! :o(

Voler autour de la plate-forme en boucle sans se fixer d'autre objectif que de se poser proprement et dans l'axe, ce n'est guère exaltant,  j'ai des papillons dans les ailes moi !!!

Mais face à une condition  qui a pu évoluer en cours de route,  je reconnais de bonne grâce que mon expérience ne pourra s'étoffer que par la pratique, en m’efforçant de bien cerner tous les pièges éventuels et en me rappelant qu'il faut savoir composer avec la météo !

ciel-d-orage.jpg

 

Lors du brevet j'ai acquis les connaissances élémentaires en matière de météo, j'en reparle aujourd'hui avec Michel. Les orages sont associés aux nuages de convection de type Cumulonimbus (CB), nuage dense et puissant à extension verticale considérable, en forme d'enclume, de montagne ou d'énorme tour. Son épaisseur peut atteindre 10 à 12 km. Les orages sont d'énormes machines du diable, capables de produire plusieurs types de vents particulièrement destructifs. A leur passage, on observe un grain : coup de vent de 10 à 50 kt (100 kt dans des conditions extrêmes), hausse brusque de la pression, baisse rapide de la température. La direction du vent peut changer de 180°. Dans certains orages d’été français, des vitesses ascensionnelles supérieures à 5000 ft/mn ont été mesurées.

Je ne saurais plus dire combien j'ai fais de tours de piste, mais à chaque tour, la difficulté technique des décollages et atterrissages montait d'un cran, le vent aussi montait et insidieusement nous offrait quelques turbulences sévères dans les basses couches. Et puis, aussi, pour la première fois de ma vie je vis un éclair depuis le ciel ! GLOUPS !!!

montage-ulm-orage-copie-1

Photo-montage parce que croyez-moi bien je n'ai pas pû faire une seule photo !!
Qui a dit que c'était ennuyant les tours de pistes ? Moi ;o)
Non, j'ai dis juste : "pas exaltant"...  et pourtant là j'ai ma dose d'adrénaline et de musculation pour aujourd'hui je crois, et si on rentrait maintenant ?
- Ca vous semblerait pas raisonnable là ?
- Un dernier et on rentre, dit Michel
Coup d’œil au loin en contre plongée au mastodonte à tête d'enclume, avant de décoller pour un tour de piste très écourté... mais qui promet cette fois une descente vers le planchers des vaches des plus Rock'N Roll... Ouch !!! ...vite aux abris Falco !

 

  Carnet de  vol 2012 :

le 24 Mai (accompagnée de Michel) : 40 mn

 Total : 4 h 40

Repost 0
Published by Nadine
commenter cet article
20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 15:56

Quelques sympathiques lignes dans la presse locale...

 

Nad art ER jpg

Repost 0
20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 13:02

Joel et Michel scrutent le cielIl est 7 h 00, le jour se lève à peine. Nous sommes quatre à prendre la route : Joël et Michel (qui scrutent les nuages), Patrick et moi.

 

La région compte de nombreux lacs et étangs et c'est toujours ma préférence que de choisir de voler sur ces miroirs où se reflètent les humeurs du ciel.

Sur notre droite ondule le canal de la Marne au Rhin où s’enroulent nombre de courbes harmonieuses et scintillantes sous l’effet du soleil. C’est l’eau elle-même qui semble briller.

En ce début de matinée, l'atmosphère est plus stable, la lumière rasante accentue les contrastes, étire les ombres et les couleurs se font plus vives. Le spectacle est grandiose.

 

Falco le long du canal Un petit lac
Vol au dessus de l'eau Les nuages en reflet

 

L'étang du StockLes Allemands l’appelaient "Stocksee" (lac du Stock), un lac artificiel d'une superficie de 750 Ha, le plus vaste plan d'eau de Lorraine refuge pour de nombreux oiseaux.  Un objectif de choix pour la promenade aérienne du jour.


L’œil est constamment sollicité. Petit à petit, le lac dévoile son intimité qui me semble désormais sans limites.

Et c’est toujours avec ce sentiment d’être une privilégiée que je me laisse bercée par Falco entre air et eau. 

 

etang-details

 

La chance de pouvoir observer, écouter, sentir, s’émerveiller et évoluer dans cette Nature au dessus de  laquelle je ne peux être que la fugace spectatrice.

aureole-du-pilote.jpg

Sur le chemin du retour, une nappe de nuages bas flotte au dessus de l’horizon. J’ai l’étrange sensation d’être dans un songe, d’évoluer dans un rêve. Le décor est pourtant tout ce qu’il y a de plus réel : je suis dans le ciel et je pilote... l’auréole et son halo arc-en-ciel devant nous est présent pour en témoigner.

 

Carnet de  vol 2012 :

le 20 Mai (accompagnée de Michel) : 1 h 30

 Total : 4 h 00

Repost 0
19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 17:52

Ils sont des dizaines, des centaines, peut être même des miliers... à se cacher, dans les prés et les clairières, au milieu des touffes d’herbes et en lisière des forêts de sapins.


Qui ? Les champignons !!!champignons
Ces êtres mystérieux qui savent si bien se rendre invisibles à hauteur d’homme, sur le plancher des vaches.


Vous les aimez ?

Moi oui, et Michel encore plus que moi je crois.


Notre mission de ce matin : repérer depuis les airs des ronds de champignons. D'une facilité déconcertante, Michel repère au sol les chevreuils et toute une foule de choses au sol lors de ses pérégrinations aériennes dont les traces des sites archéologiques de la région.


Comme eux, ces « ronds de sorcières » tirent leur nom d’époques reculées où les gens qui tombaient sur ces cercles de champignons dans les prés ou dans les bois pensaient qu’elles étaient les traces de danses magiques de quelques Fées, d’Elfes ou Nymphes.


Vol au dessus des champignonsA la lumière filtrée d'incertitude, une sorte de nymphe mécanisée des temps modernes, chevauchant à l’aurore blonde au dessus des prés un drôle d’oiseau blanc, s’applique à tournoyer en ronds à la recherche des espèces les plus savoureuses de la saison. Ils ont pour noms, Avriaux, Boules de neige, Montignons ou encore Tricholomes de la Saint Georges...

 

"Descends un peu plus bas.... tourne un peu au-dessus de ce rond.... tu le vois ?... ok.... j'ai bien repéré où ils sont"...

 

Epluchage des champignons.jpg...et quelques heures plus tard, 4 bons amis dégusteront dans une joyeuse humeur le délicieuse donnation des gnômes, elfes et autres farfadets.


degustationPlat de champignons

 

 

 

 

 

 

"Quand on mange des champignons, on entend chanter des violons dans le ciel",
a dit
André Theuriet.”

 

 

 

Carnet de  vol 2012 :

le 19 Mai (avec Michel) : 1 h 30

 Total : 2 h 30

Repost 0
14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 14:37

Quand j'ai atterri la semaine dernière en Suisse,  c'était pour renouer avec l'une de mes anciennes grandes passions : le montage vidéo.

Olivier au montageOlivier Aubert, le réalisateur de Coast to Coast, édite  actuellement son nouveau film avec talent et humour et  je me pince encore d'avoir eu le privilège de travailler quelques jours auprès de lui.

Qui aurait su prédir que j'allais un jour apporter mon appréciation et proposer mes modestes critiques sur le travail du réalisateur du film qui m'a emmené justement  à pousser la porte d'une école de pilotage !

Après toutes ces années à rêver et chercher une telle personnalité pour m’accompagner sur ma route personnelle, la vie a fait que nos chemins se sont croisés et qu'une véritable amitié s'est installée.  Immense bonheur...

Dans ce billet, je ne vous dévoilerai aucune scène, afin de garder la surprise de ce qui sera je pense un nouveau déclencheur de vocations pour de nombreux futurs pilotes...

 

Après avoir visionné ces belles scènes aériennes, comment ne pas être hyper-motivée pour passer une fois encore de l'image à la réalité et goûter à nouveau à mon tour à tout l’étonnement, voire l’émerveillement procuré par le vol.

Welcome-to-Hoeville.jpgLe retour à "Vol à Vue", ma base ULM à Hoéville (54), c'est toujours un moment de joie pure, une grande impatience mêlée aussi d'un peu de tension. Parce que je reviens ici seulement une fois par an, et que je ne sait jamais trop ce que cela va donner au niveau météo, et ce que seront devenus mes acquis.
Une question demeure : cette année vais-je savoir encore faire voler mon joli "Falco" ?
Préparatifs

Pour apaiser cette émotion-là, il y a heureusement  toujours à mes cotés Michel Flandin et sa sérénité.

Les minutes qui ont suivi le premier décollage, j'ai su que je savais... ;o)

C'était la première heure de vol de l'année, celle où l'on retrouve toutes les commandes, les gestes, les sensations, doucement, progressivement, presque instinctivement, en toute sécurité.

Et puis, sans s'en rendre compte, on cesse de  réfléchir pour se laisser bercer par la beauté de l'instant pour suivre la route d'un rayon de soleil qui s'allonge sur les champs multicolores.  Falco survole rivière

J’ai toujours prêté attention à ces choses, mais plus que jamais, dans mes trop rares moments dans le ciel, je prends le temps de capter consciemment la beauté tout autour de moi, de remplir mon cœur, mon esprit et mon corps avec tous ces cadeaux de couleurs et de lumière.

Carnet de  vol 2012 :

le 14 Mai (avec Michel) : 1 heure

 Total : 1 h


Repost 0
21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 05:07

Il me reste quelques heures avant le retour de la pluie et du vent et avant mon départ vers le soleil.

C'était agréable ce matin de voler aux premières heures de l'aube toute seule, de faire de belles boucles aériennes vers les villages des environs. Trois quart d'heure plus tard, j'ai posé Falco,  le temps de boire mon premier café du matin avec Michel qui m'a dit en regardant le ciel : "Si tu veux refaire un tour, c'est maintenant, car le vent se lève".

Je me suis ceinturée dans mon siège sans m'interroger d'avantage et j'ai ébauché un roulage qui n'augurait rien de bon. J'ai entendu Michel s'étonner dans la radio  : "Mais qu'est ce que tu nous fais là ?".
Je me suis dit : on arrête tout ... je suis molle et la manche à air est perturbée... à moins que ce ne soit l'inverse ? ;o)
Les longues soirées de retrouvailles et les réveils matinaux de ces dernières semaines, le départ en tête, ces petites choses susceptibles de faire commettre des erreurs de jugement. Un bon pilote doit apprendre à évaluer son état et son aptitude au vol comme il le fait pour son ULM, il doit savoir  annuler son vol s'il se sent diminué physiquement ou mentalement.

Tant pis pour moi : dès demain, depuis mon pays du bout du monde, je ne pourrai m'empêcher de regarder par la fenêtre sans chercher à vérifier si les feuilles et les branches bougent.

Je ne pourrai m'empêcher de traverser un paysage sans en imaginer les vaches, sans me dire que je serais mieux à voler qu'à travailler.

Je ne pourrai m'empêcher d'aller voir la météo d'Hoéville sur internet et penser très fort à mes amis lorrains et à chaque fois que je sentirai le vent sur mon visage, me rappeler les sensations du vol en pendulaire. 

Ce bonheur est d'autant plus intense que l'on sait sa période de validité limitée dans le temps. On ne connait la vraie valeur des choses ou des personnes, que lorsqu'elles nous sont retirées, philosophe le quidam.... je crois bien que c'est vrai ...
Voilà donc pour moi l'occasion de jeter un dernier coup d'oeil par dessus l'épaule  avec "Ambiances",  sorte de Medley-photos dédié aux amitiés que je laisse en Europe.
A très bientôt.

 

 

Carnet de vol 2011 :

le 17 juin (seule) : 45 mn

 Total : 10 h 45


Repost 0

Présentation

  • : Flying and Travelling
  • Flying and Travelling
  • : Mes expériences de pilote ulm pendulaire et les carnets de route de mes voyages (Namibie)
  • Contact

Profil

  • Nadine
  • On me dit généreuse, volontaire voire obstinée...
 Je suis aussi d'une mauvaise foi épouvantable, la preuve : je le reconnais ! 
D'ailleurs, depuis que je suis modeste, je suis parfaite ;o)
  • On me dit généreuse, volontaire voire obstinée... Je suis aussi d'une mauvaise foi épouvantable, la preuve : je le reconnais ! D'ailleurs, depuis que je suis modeste, je suis parfaite ;o)

Flying and Travelling



NadDes envies de couleurs, d'images, de voyages et d'expériences.... Voler, être en contact avec l'air et le léger, exprime des aspirations à une certaine élévation, un besoin irrépressible de s' ouvrir à d'autres sphères, de se rapprocher de la nature. S'envoler, tout comme voyager, c'est se détacher un instant de son quotidien, se libérer, s'élever, découvrir et apprendre...

Un blog pour raconter ces expériences, car chaque personne a quelque chose à dire pour peu qu’il y ait quelqu’un pour l’écouter ou la lire... Bienvenue sur Flying and Travelling.
Nadine

Recherche

Archives

Catégories