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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 15:52

Mercredi 7 mai 2008

Vingerklip

Il faut quitter la C 39 et prendre la D2743 avant Khorivas pour trouver ce morceau de paradis perdu niché sur d'anciennes formations rocheuses.
Le Vinderklip appelé aussi le doigt de pierre semble en équilibre précaire au beau milieu d’un paysage grandiose fait de montagnes coupées au couteau. Nous sommes au début de l’après-midi, est nous relaxons un peu au bord de la piscine pour récupérer des déplacements d’hier. Le jardin est magnifique, il est composé de plantes grasses et de rocailles.
Un petit sentier conduit à un escalier métallique qui permet de gravir en
10 mn la formation rocheuse toute proche.

Le « Nestle Restaurant » se trouve perché là-haut à coté d’un promontoire avec un  panorama à 360° qui se pare de mille couleurs au crépuscule.


Ma chambre ouvre sur une petite terrasse privée de laquelle on peut voir le point d’eau aménagé dans uneréserve privée de 1 600 ha. Excellente place donc pour meubler d’éventuelles insomnies... en tout cas la traque photographique semble inspirer Patrick qui ne parle plus qu’en murmurant et ne quitte plus la seconde chambre dans la mezzanine dans l’espoir de surprendre quelques animaux noctambules. A moi le rôle (ingrat ?) d’écrire les cartes postales (bon, j’aime écrire c’est vrai) qui arriveront comme d’habitude bien après notre retour !

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6 mai 2008 2 06 /05 /mai /2008 15:04
Mardi 6 mai 2008

Les éléphants

Etosha Pan est une vaste cuvette de quelques 4 800 km qui attend la saison des pluies. Le voir miroiter au soleil et tout bleu à cette époque est assez rare aux dires des locaux. Dès l'ouverture, 6 h 05, nous sommes dans le parc, aux premières heures pour profiter de la belle lumière matinale avec l’espoir d’apercevoir cette fois des éléphants.

Une belle surprise pour commencer, comme nous sommes chanceux ! Deux lionnes sont couchées à un point d’eau. Le scénario d’hier se reproduit avec un peu plus de distance entre elles et nous, mais c’est quand même beaucoup de chance que de passer au bon endroit au bon moment car les animaux ne restent jamais longtemps à découverts.

La partie centrale du parc présente moins d’intérêt, moins d’animaux et même la végétation  se fait plus rare, plus sèche. Holari se trouve environ à mi-chemin de notre trajet journalier. Il y a là un lodge où nous nous arrêtons pour boire un café. J’en profite pour me renseigner auprès des "Game-drivers" locaux pour savoir s'ils ont vu dernièrement des éléphants, mais, à part au dernier point d’eau à l’Ouest aucun n’a vu pachyderme qui vive au cours des dernières 48 h.
Nous allons donc nous en remettre à notre bonne étoile et reprenons les pistes du parc avec parfois la surprise de croiser un troupeau ou découvrir un point d’eau désert.
Un peu plus loin un attroupement de 2 ou 3 voitures, nous laisser présager la présence de quelques hôtes exceptionnels...

Oui ! un troupeau entier d’une douzaine d’éléphants se rafraîchit autour du point d’eau. Le mâle fait quelques effets dissuasifs à l’attention de nos voitures. Il agite les oreilles ce qui voudrait dire paraît-il en langage pachyderme « je t’impressionne ! » à ne pas confondre avec oreilles en arrière toutes qui veut dire « là...je vais charger ! ».


Au signal du chef, la petite troupe se dirige lentement vers le bush et disparaît. Oui, je vous jures qu’en quelques secondes à peine un troupeau d’éléphants peut disparaître complètement alors qu’un bus de touristes arrive au même instant pour voir le dernier postérieur s’enfoncer dans le bush. Comme ça doit être frustrant !!! Quelle chance nous avons eue cette fois encore.
















Ensuite, rien de bien nouveau sur des kilomètres et, en fin de journée, 2ème rencontre avec l’éléphant. Un vieux mâle, seul cette fois, préside un point d’eau, bientôt remplacé par une girafe, puis un phacochère. D’autres girafes arrivent. Elles sont très méfiantes, elles regardent partout puis risquent une approche, alors, elles écartent leurs grandes pattes pour boire dans une position inconfortable et vulnérable de laquelle elles se libèrent d’un seul bon.














Nous quittons le parc à 17 h 15, encore 50 km à faire dont les derniers sont en mauvaise piste escarpée jusqu’au Eagle Tent lodge and Spa. Cette nuit, nous dormirons sous une tente 5 étoiles "and tomorow will be an other day"…
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5 mai 2008 1 05 /05 /mai /2008 14:08

Lundi 5 mai 2008
Etosha National Park

Départ pour l’Est d’Etosha National Park. Nous pouvons utiliser notre propre véhicule pour circuler dans le parc, ce qui permet une approche des animaux à notre rythme et loin des groupes qui circulent dans des véhicules 4 x 4 surélevés remplis de paparazzis qui mitraillent en commentant.

 

La petite boucle que nous avons prévue de faire cet après-midi est magnifique : partout autour de nous détallent springboks, blackfaced impalas, gembok avec leurs longues cornes toutes droites, kudus, gnous par troupeaux entiers…

 



Le parc offre une surface de 22912 km2
au milieu duquel évoluent librement les animaux
et donc une seule règle pour les humains :

Ne  pas sortir de la voiture à cause des félins !


 



Ce sont justement eux que nous croisons par chance en fin de journée. Deux superbes lions qui somnolent près d’un point d’eau. Doucement ils se réveillent, ils baillent, jouent un peu ensemble comme mes chiens, et tout à coup se décident à bouger et passent à moins de 5 m de notre voiture. Irréel...


J’entends le crépitement de l’appareil photo de Patrick qui shoot à tout va et qui ne trouble nullement les deux « kings ». Ils sont là, si près que Patrick remonte sa vitre. Sans se presser, à quelques pas de là ils vont satisfaire un besoin naturel l’un après l’autre dans la plus grande indifférence à notre égard... Ils suivent la route un moment à côté d’une autre voiture. Ses occupants ont rangé les téléobjectifs qui dépassaient des vitres tout à l’heure, ils sont devenus inutiles, voir encombrants : les fauves sont à côté d’eux. Je filme en vrac, un œil dans le viseur l’autre sur le second lion qui nous suit à une dizaine de mètres derrière. Une lumière jaune rasante réchauffe la couleur de leur robe. Le moment est magique. Je resterais bien des heures à leur côté à les observer en silence mais il faut être dans 10 mn à la porte d’entrée. Le parc ferme ses portes aux visiteurs à 5 h 45 précises. Nous devons donc quitter à regrets nos félins. Je filme une dernière image qui restera aussi dans ma mémoire : une imposante silhouette avance et se détache au crépuscule : sublime car éphémère, "Amazing" comme diraient les anglophones !


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4 mai 2008 7 04 /05 /mai /2008 15:48
Samedi 4 mai 2008
Les Félins dAloegrove

Changement de programme aujourd’hui. La formule « Free and Easy » est très intéressante, elle comprend le vol, la voiture et des coupons d’hébergement à choisir dans une liste d’hôtels assez vastes et à réserver au plus tôt
72 heures à l’avance. Autrement dit, nous bouchons les trous, si trous il y a ….et en l’occurrence il n’y a pas de trous dans les hôtels que nous avions choisis car c’est le week-end.

Nous modifions donc notre route et oublions ainsi avec un peu de regrets Cap Cross et ses otaries pour bifurquer en direction de Otjiwarongo sur la B2 et la C33 qui sont de belles routes goudronnées et qui se déroulent à l’infini en lignes droites. Les paysages sont recouverts d’arbustes (des acacias ?) pas très hauts, que des  kilomètres de clôtures en fil de fer séparent de la route et que parfois franchissent d’un bond des familles entières de singes.
De hauts monticules de terre rouge apparaissent ci-et-là, ce sont des termitières. Cachés dans ses paysages nous aperçevons des lodges, des guest-farms qui proposent hébergement, repas et Game ou Nature Drive.

Alors que nous filons à vive allure et que je somnole, coup de frein « Tiens ! ». Je sursaute, cherchant du regard la présence animale qui mérite un arrêt si spontané. Rien. « Là, le panneau phacochère ! » me lançe Patrick. Ah oui, c’était un débat depuis le début du voyage, n’ayant vu que des panneaux « cervidé » et n’ayant rien trouvé sur le code de la route namibien j’avais, je l’admet, émis quelques doutes moqueurs sur l’existence d’un panneau phacochère. L’épisode est clos, je prends pour preuve la photo du panneau ;o)

Pour une fois, nous arrivons de bonne heure à l’Aloegrove Safari Lodge tenu par 2 belges sympathiques Luc et Sabine. Le lodge est niché en haut d’une colline offrant une vue à 360° et possède sa propre réserve sur 8 300 ha dont 4 000 sont utilisés en réserve où évoluent girafes, gnous, impalas…
Luc, une perruche sur l’épaule, nous emmène dans un drôle d’engin 4x4 pour aller nourrir "les chats" comme il dit. Entendez par là, un léopard, 2 lionnes et 2 cheetahs (guépards). Dans leurs parcs, les félins ont reconnu le moteur de la voiture synonyme de festin et se sont tous rapprochés du chemin de terre, mais pour l’instant, le léopard reste invisible.

"Ici, ce sont les touristes que l'on met en cage !" nous dit Luc. Nous entrons donc dans un petit bâtiment en béton percé de 3 ouvertures et, assis sur des chaises plastiques, nous attendrons immobiles dans le plus grand silence l’arrivée du léopard. Luc lançe un quartier de viande derrière le grillage et soudain, les hautes herbes se mettent à bouger  et découvrent un majestueux mâle d’environ 6 ans. A l’abri dans mon refuge, je laisse la caméra tourner. L'objectif est à 5 m à peine de l'animal. Sa gueule puissante broie les os des quartiers de phacochère que lui jette Luc. Il est tout seul. L’an dernier, on a tenté de lui adjoindre une femelle, quelques jours après son introduction dans le parc on l’a perdue de vue et comme nous le dit en riant Luc, "personne depuis n’est  volontaire pour vérifier si elle est vit toujours à l'intérieur du parc !".

Au deuxième service, on sert les lions. Une mère, Elsa, et sa petite, Quiera,. Contrairement au léopard, elles piaffent d’une impatience (comment dire...toute féminine !!!) et viennent au devant de nous. Elsa, n’aime pas les touristes ou les caméras, et me le fait savoir immédiatement par des assauts rugissants. Dès que j’approche la caméra pour glisser l’objectif dans un maillon du grillage, elle se jette dans ma direction, les babines retroussées. Impossible de rester stoïque pour filmer devant ces crocs énormes et ce regard perçant qui vous guette derrière un simple filet de grillage…






Je lis dans le yeux d'Elsa ce jour là quelque chose qui impose le respect et l’humilité, quelque chose de terriblement fascinant aussi et de difficilement explicable avec de simples mots, quelque chose que je n’ai jamais lu dans le regard d'animaux vus en captivité dans les zoo. Quiera, la petite lionne n’a pas cette attitude dominatrice et imposante. Elle semble plus douce, plus réservée. En janvier dernier un mâle très doux est décédé, Luc me confie qu’il lui arrivait souvent de le caresser derrière le grillage tout en gardant l'oeil sur Elsa. 

« Maintenant, je vais vous montrer des animaux très différents » nous dit Luc. Au 3ème et dernier enclos, on sert, en self-service, de la viande désossée. Tom et Jerry miaulent d’impatience et font les 100 pas le long du grillage en nous attendant. Nous enlevons nos lunettes de soleil  (très important) et pénétrons avec lui dans l’enclos. Les deux guépards viennent se servir alternativement dans la glacière pendant que l’homme leur caresse le dos. C’est beau à voir et à filmer. Le regard qu’il nous adresse et très différent de celui de la lionne. Il est débonnaire, doux presque familier si bien qu'on en oublierait vite toute sensation de danger, pourtant Luc me conseille de me relever à chaque fois qu’ils terminent un morceau. « Ce qui est à leur hauteur est considéré par eux comme une proie éventuelle ».  Filmer à leurs cotés leur robe tachetée, leurs griffes (non rétractables), la pointe recourbée de leur longue queue demeure pour moi une superbe expérience.




Nous terminons par un Game-Drive dans le parc. Hier, Luc à vu des traces de girafes vers le point d’eau et on s’amuse maintenant à les localiser dans les broussailles. On penserait à première vue qu’il est facile d’y repérer leur long cou dans cette végétation plus basse qu’elles, et bien non, on doit vraiment les chercher à la jumelle car elles se penchent pour manger et deviennent de ce fait totalement invisibles.
Nous prenons notre repas à la table de Luc et Sabine, partageant leur expérience d’expatriation et leur projet de monter prochainement une agence qui proposera des tours qui s’appellera Spirit of Africa.
 

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3 mai 2008 6 03 /05 /mai /2008 04:50

Samedi 3 mai 2008
Ritz and road

Ah, se réveiller au Ritz... ce n’est pas donné à tout le monde vous savez ;o) sauf qu’ici, au Ritz on ouvre ses fenêtres sur de vastes étendues d’herbes blondes frangées au loin d’une crête montagneuse aux sommets caillouteux. Le manager s’occupe d’organiser notre changement de voiture, moi je renonce à contacter Europcar qui nous a encore posé un lapin hier soir et semble ignorer purement et simplement notre problème. Je n’aime pas le téléphone, et à une certaine dose je deviendrais agressive même en langue anglaise et ça n’arrangerait rien à nos affaires. Il nous faut donc patienter au Ritz jusqu’à 2 pm pour attendre notre nouveau véhicule. J’opte pour l’option farniente au bord de la piscine et son paysage grandiose à contempler avec mon mp3 de musiques préférées sur les oreilles, alors que Patrick part pour un teck d’une heure et demi au milieu de petites dunes et de rocaille. Il croise une japonaise et un Kudu !


La voiture prévue arrive avec une heure de retard. Nous avons maintenant une Toyota Avanza Zx qui présente l’avantage d’être un peu plus haute. C'est parti ! C14 en direction de Walvis Bay. Des paysages très différents se succèdent : collines arrondies couvertes de verdure, puis des paysages lunaires où rien ne pousse. Au passage on a vu un phacochère, des impalas et debout sur une pierre un suricate.
Comme nous roulons plein Ouest, nous avons le soleil couchant de face et bientôt la route devient invisible à 17 h 30 enfin l’astre rougeoyant s’enfonce dans l’horizon et nous accorde pour quelques minutes encore une lumière plus supportable avant l’obscurité. Au niveau de l’aérodrome de Walvis Bay, la route devient 4 étoiles, bitumée avec repères réfléchissants latéraux et centraux si bien qu’on se croirait presque sur une piste d’atterrissage. Notre prochain hôtel est réservé dans une charmante bourgade baptisée du doux nom de Swakopmund, impossible à retenir pour la non-germanophone que je suis. Arrivée nocturne chez Sam’s Gardino. Sam est Suisse et vit depuis 10 ans en Namibie. Il a fait l’école hôtelière à Lausanne et propose un menu du jour à faire pâlir de jalousie Paul Baucuse.

Tout bonnement sublimes ses médaillons de porc sur lit de champignons frais accompagnés d’asperges locales et souligné d’une goûteuse sélection de vins Sud Africains raffinés et idéalement conservés dans une cave à vin appelée « La Grotta ».

 

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2 mai 2008 5 02 /05 /mai /2008 04:47

Vendredi 2 mai 2008
Sand story à Sossusvlei

Aucune nouvelle de notre loueur de voiture… Aussi, décidons-nous de reprendre la route après avoir pris soin de dérouler du film alimentaire autour de la portière pour faire barrage à la poussière. La route pour Sossusvlei comprend une trentaine de kilomètres de piste suivie dès l’entrée du parc d’une belle route goudronnée d’une soixantaine de kilomètres jusqu’au parking où nous laissons notre véhicule. Ensuite nous prenons une navette 4 x 4 pour faire les 4 kilomètres restants sur une piste sablonneuse.



Une courte marche d’environ 800 m nous conduit à Dead Vlei.  On découvre un lac asséché, vaste cuvette blanche craquelée et nad_arbre.jpgparsemée de squelettes d’arbres noirs au milieu de dunes orange et d’un ciel incroyablement bleu, un contraste de couleurs saisissant pour les photographes. Patrick est très inspiré, il mitraille avec son appareil numérique, il s’amuse ensuite à faire des photos de moi dans ce décors surprenant alors que les heures chaudes arrivant le lac se déserte insensiblement de ses visiteurs.

Il fait sûrement plus de 30° et le sol blanc réverbère encore la chaleur mais un petit vent rend l’atmosphère encore supportable ce qui nous incite à entreprendre l’ascension d’une dune de près de 300 mètres dominant le Dead Vlei. L’expérience est éprouvante car pour un pas gagné en hauteur on redescend de deux et j’arrive en haut toute essoufflée comme un vieux phoque ce qui fait dire à Patrick qu’il pourra se dispenser d’aller au Nord du pays  à Cap Cross voir les otaries. L’effort valait le coup, de là-haut le panorama est superbe.

A perte de vue des champs de dunes rouges piquetées de touffes vertes. On pique-nique tout là-haut, un mélange de pomme, de gâteau et de sable orange que le vent soulève du sommet pour soupoudrer chacune de nos bouchées.
Après avoir photographié à 360° nous cheminons sur la crête. J’ai perdu le bouchon de l’objectif grand angle du caméscope, sûrement dans la montée.

Sur la route retour, le chauffeur du 4 x 4 nous emmène au lieu dit Sossusvlei, on fera aussi un stop à « Big mama » la big dune au nord et un autre à la dune 45 pour prélever de échantillon de sable pour ma collection. Arrivée 3 heures plus tard au Rostock Ritz Desert Logde de nuit une fois encore. « Welcome my guest's night » nous dit le manager. Vite, la douche pour se libérer du sable rouge, il paraît que l’endroit est réputé pour sa bonne table, ce que nous ne tardons pas à vérifier en commandant deux steaks de crocodile au garlic : délicieux…

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1 mai 2008 4 01 /05 /mai /2008 10:44


Jeudi 1er mai

Bush and road initiation

Avant de reprendre la route pour Sossusvlei (125 km prévu en 4 ou 5 heures), nous partons de bon matin pour un face-to-face, c’est à dire une rencontre guidée entre un voyageur et u ne communauté locale ici, les bushmen.

Se présentent donc à nous avec leur langage à clics 5 petits hommes tout droit sortis du film « les dieux sont tombés sur la tête ». Pour écrire ces langues on utilise entre autres signes particuliers le point d’exclamation pour signaler le clic dans un mot. Nous rencontrons donc : 

!TAKU (dont le nom signifie feu)bushman

!TINAU (le singe)

TSEMA (le petit)

!NASE (dit le malade)

!THU (celui qui grandi)

et enfin un guide interprète Berthus Jamimbovandu (surnommé Esprit de Famille).

 

2_bushmen.jpgAjoutez à cela un couple d’allemand peu causant et équipé d’un appareil photo minuscule. Nous partons donc tous en file indienne dans les champs environnants sur les pas des petits hommes pour une démonstration étonnante et pleine d’humour de leur technique de vie dans le bush. Je me régale, les scènes filmées sont pleine d’humour, la lumière est belle et même si la situation est parfois un peu théâtrale je trouve l’expérience intéressante.

 

 

 














file_indienne.jpg

On laisse à regret nos bushmen et prenons un petit déjeuner copieux avant de filer plein gaz vers les grandes dunes Namibiennes de Sossusvlei. La C27 est IN-TER-MI-NA-BLE, rectiligne,  poussiéreuse, caillouteuse à souhait. Nous avons dû passer un lit de rivière un peu trop vite, un pneu s’est déchiré, il est « kaput » comme dira un peu plus tard le type de la station service. Patrick change la route, l’incident l’a rendu irritable car la perspective de traverser de grandes étendues désertes sans roue de secours l’angoisse.

Un quart d’heure plus tard alors que nous conduisons gentiment cette fois, une détonation semblable à un coup de fusil retentit. Un temps de surprise et on comprend enfin : un 4 x 4  filant  à vive allure en sens inverse vient de nous envoyer au passage un caillou et la vitre latérale droite (coté conducteur) vient de voler en mille et un éclats scintillants. Nous sommes le 1er mai, c’est férié aussi en Namibie et à Matahöne tout est donc fermé ou presque, seule une station essence est ouverte mais ne possède pas le modèle de pneu qui convient évidemment . On téléphone à Europcar pour signaler le problème et nous convenons avec eux d’un changement rapide de la voiture pour le lendemain matin à l’hôtel. La poussière de la piste s’infiltre maintenant par la fenêtre l’habitacle entier est couvert d’une pellicule grise un peu envahissante. Il fait nuit depuis une heure et demi quand nous atteignons enfin Le Mirage, étrange construction perdue au milieu de nul part qui on vous l’affirme à cette heure tardive justifie bien son nom.

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30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 02:18

Mercredi 30 avril 2008
Beautiful Kalahari
hlm_oiseaux.jpg

La route B1 pour interminable ligne droite. La végétation  se compose de petits arbres bas et de jolies graminées blondes qui ondulent doucement au vent. Pas grand chose à voir si ce n’est quelques arbres décorés parfois d’une grosse boule faite de plusieurs nids accolés que j'ai baptisé  "hlm à oiseaux". C’est sur la C 21 que se dessinent les premières dunes rouges du Kalahari. Rectilignes, elles intercalent des espaces verts nés de la saison des pluies. Le contraste est saisissant. De petites fleurs jaunes courrent sur le sable rouge. Le ciel est d’un bleu contrastant. C’est une explosion de couleurs.


Nous arrivons au Zebra Lodge, l’accueil est immédiat puisque jus de fruit frais et grand sourire nous arrivent jusqu'au devant de la voiture : « Welcome, how are you ?» une expression qui va devenir nous le découvrons l'introduction incontournable à toute conversation. Le loge est isolé, calme et encore confidentiel. Nous avons rendez-vous pour un Game Drive à 3.30 pm (350 $ NAB). Un Game Drive est une expédition en 4 X 4 pour observer la faune sur les terres d’un parc, d’un ranch ou d’un lodge. Hum, surprise, à l’heure prévue nous sommes prêts mais personne n’est au rendez-vous... Décidément c’est un sport national de poser des lapins ?


Je file à la réception pour me renseigner et là j’apprends qu’on vient tout simplement de passer  cette nuit à l’heure d’hiver et il faut compter désormais avec une heure de moins…Pendant que Patrick fait quelques photos dans les environs, je me baigne dans la piscine. De mon séjour je ne verrai jamais personne se baigner dans les piscines des lodges et pour cause, l’eau y est très très fraîche car la température descend beaucoup pendant la nuit. Départ pour le bush avec James de la Réserve privée Intu Africa Kalahari : Springbock, giraffes, oryx…se cachent dans la réserve avec en point d’orge la visite d’une partie du parc où sont réhabilités 2 lionnes et un lion.

Juste après la sortie du parc, clôturé électriquement nous avons crevé « How lucky we are ;o) it's outside !!! » juste à côté d’un point d’eau qui avait quelque chose de sonore qui rappelait  "il était une fois dans l’Ouest"… Connaisseurs faites appel à votre mémoire auditive… Repas au Zebra Lodge car de toute façon il n’y a aucune autre alternative à des kilomètres à la ronde. Café très tardif au coin du feu avec Xavier qui est l’un des investisseurs des complexes hôteliers Leading lodges of Africa (Epacha, Eagle, Carivi etc…) Booking de notre hôtel de demain par son intermédiaire car à Sossusvlei tout est "full" mais pas pour Xavier ;o) Nous irons donc demain au Mirage Désert Lodge and Spa.

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29 avril 2008 2 29 /04 /avril /2008 14:22


LA NAMIBIE, un territoire une fois et demie grand comme la France, où vivent moins de 2 millions d’habitants. Pour cette ex-colonie allemande passée ensuite sous tutelle sud-africaine, l’indépendance ne date que de 1990.  Pour moi, se sera une découverte totale mais aussi je l’espère un retour aux sources, une remontée vers les temps où l’homme est les animaux obéissaient aux grands rythmes de la nature. Aventure nostalgique d’une histoire remplie de légendes et de mystères, de craintes et d’humilité face à une nature autrefois impérieuse.
Expérience onirique, en même temps si réelle, où nous ré-apprenons ce que nos lointains ancêtres savaient par nécessité : VOIR, OBSERVER, ENTENDRE, ECOUTER, SENTIR …
Dans ces régions sauvages vivent encore des hommes ayant une relation avec la nature qui dépasse celle du simple prédateur. Ils ont des connaissances pratiques inégalées depuis lors sur la vie animale, les plantes, les insectes, les rocs essentielles à leur mode de vie et à leur culture. Des milieux sauvages plein de formes, de couleurs, de parfums, de créatures vivantes ayant leur signes, leur langage. En s’ouvrant et en aiguisant nos sens : je vous entraîne, dans ces prochains posts, dans ma découverte d’un tout petit morceau de Namibie, un immense pays qui m’a enchanté.

Mardi 29 avril 2008
Welcome to Windhoek

Windhoek Airport (prononcez Windook) affiche cette sobriété charmante de l’Afrique que je retrouve après une trop longue absence (1991 - Kenya). On débarque de l’avion simplement, à pied, encore tout engourdis du voyage et des effusions trépidantes de nos grandes capitales européennes.
Le contact de Sense of Africa qui doit nous remettre les vouchers et aussi la voiture de location n’est pas venu au rendez-vous… En bon princes exilés de leur royaume, nous lui accordons le quart d’heure africain, et cela tout en notant au passage la gentillesse d’un ange gardien namibien qui tente de trouver désespérément l’agent invisible S.O.S (Sens Of Africa) dans l’aéroport mais il faut bien se rendre à l’évidence : on nous a oublié !

  Sans compassion et en traînant les pieds (sûrement à cause de la chaleur) Europcar accepte de contacter notre agence et veut bien nous remet une voiture. Pour récupérer le pack « vouchers » et la liste des hôtels, il faudra se rendre au Centre Ville, à l’hôtel Kalahari Sands où nous apprendrons qu’il nous faut impérativement passer ici  la première nuit. Pas vraiment prévu tout cela…Nous voici donc circulant sur les routes Namibiennes.

Patrick renoue avec la conduite à gauche en grommelant car s’avez-vous comment on reconnaît un touriste fraîchement débarqué qui vient de louer une voiture ? C’est celui qui met en route ses essuie-glace à chaque fois qu’il veut tourner… Voilà donc les raisons du grommellement.  Moi, je fais la chipie,  et je me moque bien de lui tout en me sentant bizarrement pas tout à fait  à l’aise sans un volant à gauche.

Windhoek est un étrange mélange de ville moderne aux grands buildings et de cité coloniale aux artères bordées de gros chalets bavarois. Le Kalari Sands est une grande tour sans charme, hôtel 4 étoiles, avec piscine et spa et hélas  avec aussi un Casino. Voilà qui dangereux pour la tentation du démon du jeu sommeille à jamais quelque part au fond de moi…

buffleAprès un repas Thaï, copieux et goûteux, nous filons vers le parc Daan Viljoen visiter une petite réserve animalière située à une vingtaine de kilomètres de la capitale. Premiers contacts avec la faune locale que le jeu consiste à localiser.

Bilan : deux zèbres et deux gnous assez conciliants, un beau troupeau d’impalas,  un passage de phacochères et une poignée de girafes que je m’empresse de poursuivre -par affinité morphologique ?- car l’avantage de cette réserve est qu’elle n’abrite aucun félins, donc la parcourir à pied est autorisé… Ma traque à la girafe est captivante, alors que je suis tout à ma prise d’images d’une mère et de son girafon j’entends la voix de la sagesse : « Tu es où ? reviens !…fais gaffe, elle frappe du sabot ! » Bon, il faut calmer le l’inquiétude de tout ce petit monde. Ok, j’arrête à contre-cœur de jouer les paparazzis….

Retour au Kalahari Sands où je troque ma tenue brousse pour une tenue smart-chic.  Repas dans un resto style taverne germanique où les steaks sont gros comme la main et où la Windhoek version light se révèle être un bon compromis  à ma conception de la bière qui doit être légère comme une plume ou comme une bière chinoise. Patrick se trouve une Tafel réalisée dans la plus pure tradition allemande. Je jure d’être raisonnable au Casino qui m’attire comme un aimant. Nous ne flambons donc que 200 $ NAB soit à peine 20 € que nous perdrons bien évidemment  aussitôt sur les slots machines. On joue ici avec des cartes à puce ! ce qui enlève complètement le plaisir de la mise et surtout l’émulsion sympathique du bruit des pièces qui tombe dans le bac en fer. Nous vivons une époque moderne... ne l’oublions jamais, même au fonds de l’Afrique… démon du jeu tu peux te rendormir au fond de moi.
Photos : P. Bellorini / N. Antoine

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  • : Flying and Travelling
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  • : Mes expériences de pilote ulm pendulaire et les carnets de route de mes voyages (Namibie)
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  • Nadine
  • On me dit généreuse, volontaire voire obstinée...
 Je suis aussi d'une mauvaise foi épouvantable, la preuve : je le reconnais ! 
D'ailleurs, depuis que je suis modeste, je suis parfaite ;o)
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Flying and Travelling



NadDes envies de couleurs, d'images, de voyages et d'expériences.... Voler, être en contact avec l'air et le léger, exprime des aspirations à une certaine élévation, un besoin irrépressible de s' ouvrir à d'autres sphères, de se rapprocher de la nature. S'envoler, tout comme voyager, c'est se détacher un instant de son quotidien, se libérer, s'élever, découvrir et apprendre...

Un blog pour raconter ces expériences, car chaque personne a quelque chose à dire pour peu qu’il y ait quelqu’un pour l’écouter ou la lire... Bienvenue sur Flying and Travelling.
Nadine

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