Flying and Travelling



Nad Des envies de couleurs, d'images, de voyages et d'expériences.... Voler, être en contact avec l'air et le léger, exprime des aspirations à une certaine élévation, un besoin irrépressible de s' ouvrir à d'autres sphères, de se rapprocher de la nature. S'envoler, tout comme voyager, c'est se détacher un instant de son quotidien, se libérer, s'élever, découvrir et apprendre...

Un blog pour raconter ces expériences, car chaque personne a quelque chose à dire pour peu qu’il y ait quelqu’un pour l’écouter ou la lire... Bienvenue sur Flying and Travelling.
Nadine

Dimanche 17 août 2008 7 17 /08 /Août /2008 09:05

Dimanche 17 août 2008
Durée du vol :  1 h 30 mn
Total heures de vol : 16 h 30 mn
 



De mauvaise météo en indisponibilités réciproques les jours derniers se sont succédés au travers de nuages et de vent, pour qu’enfin s'annonce une belle journée.

 

"Tu es libre cet après midi ?, ce que j'ai pensé, c'est qu'on pourrait faire une navigation...le Club VAL-ULM, (Jean Marie Mougenot, président, et toute son équipe) organise au Dropt (le Girmont Val d'Ajol) la 20ème porte ouverte de son club".
Sitôt dit, sitôt fait,
me voilà donc quelques minutes plus tard à fouiller sur google pour imprimer une carte. Suivant les indications que m'a donné Michel, je traçe soigneusement un trait et relève des points de repères significatifs.
14 h 00 : je suis prête devant  la porte du local, mais Michel hésite. Le vent s'est levé, et il a repéré au loin un vilain cumulus stationnaire sur la zone où nous devons aller. Il me propose d'y aller avec son multiaxes... Je manifeste assez peu d'enthousiasme, préférant vous vous en douter piloter le pendulaire ! Alors, après avoir vérifié la faisabilité du projet en passant  un coup de fil à la base ULM nous partons sans plus attendre avec le pendulaire ;o)

 

Cap sur le lac de Bouzey. La sortie d'Epinal dans ce sens réserve, il faut le savoir, un passage propice aux dégueulantes et ascendances...  (Que ceux qui crient dans les gros avions pour un petit trou d'air évitent l'endroit et le mode de transport ultra léger ;o). Bon, ceci étant, il paraît -d'après mon instructeur préféré- que les choses s’amélioreront dès que nous aurons atteint le rond-point là-bas. Bien cela... et effectivement, le rythme de croisière devient assez vite beaucoup plus tranquille. Tant mieux, je ne me voyais pas faire des montagnes russes pendant tout le trajet !

 

Quel plaisir de laisser vagabonder son regard au dessus de l'immensité verte avec pour horizon la ligne bleue des Vosges. Des rayons de soleil viennent s'immiscer à travers les nuages dessinant au sol des ombres aux formes étranges où s'ajoute parfois un instant notre silhouette ailée. Les alizés se jouent encore de notre petit avion gentiment de temps à autre comme pour me sortir de ma contemplation.




 

J'ai la carte sur la cuisse, fixée par deux élastiques, ce qui me fait un drôle de porte-jarretelles néanmoins efficace. Le seul inconvénient c'est pour l'orienter régulièrement dans le sens de la navigation. Je pense d'ailleurs qu'à force de manoeuvrer la carte l'élastique va m'éclater dans les mains ;o) 
Michel m'interroge :
- "C'est quoi le village à droite ? "
- "Hum... attends, St-Nabord ?"
- "Non... St-Nabord c'est plus loin derrière la montagne"
- "ah ? Yes j'y suis c'est   "
- "Alors oui le petit étang, un peu plus à droite pour suivre parfaitement mon itinéraire.

 
















 La base de Girmont val d'Ajol et nous vu d'en bas - Photos extraites du site
http://girmont.org/gallery/ULM

J'aperçois la piste. Tout s'accélère. On s'y pose dans le sens de la montée, avec des rabattants exigeants une vitesse soutenue et d'excellents freins pour s'arrêter sur l'herbe mouillée, voilà qui n'est pas pour les débutants..."Tu me laissera faire" me dit Michel en finale. Nous arrivons vraiment vite on se pose, j'appuie sur le frein mais je glisse sur l'herbe et utilise toute la piste . Comme le temps est menaçant, Michel me dit qu'on ne traînera pas et on repart donc directement mais avant on refait un deuxième posé plus court et tout aussi délicat... Au fait je vous ai dit comment s'appelle cette base ? Il s'agit de la plate forme d'envol des ULM de l'Haut de l'A !!! 

 

Dans quelques jours ce sera mon anniversaire
 (44 ans). J'espérais avoir mon brevet à cette date mais j'avais je pense avoir mal évalué la durée d'une formation comme celle-ci.  Ce n'est pas grave...  je sais : je vais faire ma "
wish-list" Je pourrais y mettre une leçon de pilotage, une balade... ou rêvons carrément cet ulm qu'un élève du club souhaiterais me revendre... oh yes !!!! ;o) dites j'en  oubliais presque que je serai plus résidente française longtemps... alors faisons plus simple : un petit mail d'encouragement, ce n'est pas mal non plus, et ça suit PARTOUT !
Bises à tous.

Par Nadine - Publié dans : ULM Formation
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Mercredi 6 août 2008 3 06 /08 /Août /2008 21:47

Mercredi 6 août 2008
Durée du vol :  30 mn
Total heures de vol : 15 h 
 


17 h 30, je suis dans ma petite auto, cap sur Dogneville. Mon aéroclub est à 45 mn de chez moi, je vais donc rouler 1 heure 30 pour voler une demi heure ...mais quant on aime on ne compte pas, et je sais aussi que je roule aussi en direction de ma 15ème heure de vol, alors tout va bien ;o)

J'entre sur le terrain et j'aperçois "Delta India" dehors qui m’attends. Michel embarque derrière Marcel sur son propre ulm. Sur un second appareil sont installées deux autres personnes qui s’apprêtent à décoller juste derrière eux, appareil photo à la main... Je n'ai plus qu'à attendre que tout ce petit monde rentre dans une demi heure et je vais donc faire ma pré vol tranquillement pendant ce temps. Pour me tenir compagnie il y a Jean-Christophe qui vient de voler, rejoint peu après par Sylvain, et quelques pilotes de multiaxes et de planeurs. Demain on annonce une nouvelle dégradation de la météo, alors ce soir tout le monde veut voler !
Retour de l’ulm accompagnant. Je fais la connaissance de Patrick, (premier élève formé en pendulaire par Michel sur Epinal) et de sa femme. Michel et Marcel reviennent à leur tour et c’est à moi de jouer.

                      

                 Michel  à l'ombre d'une aile
"Il va falloir t’appliquer, tu as un public ce soir" me glisse malicieusement Michel dans le casque, suivi aussitôt d’un "ne t’inquiète pas, je t’aiderai… ;o)" C’est vrai qu’il y a du monde ce soir, et pas qu’aux abords de la piste, mais au dessus de nos têtes aussi. Il va donc surtout falloir bien ouvrir l’œil et surveiller tous les autres avions dans le circuit. Alors c’est reparti pour le grand manège des tours de piste qui sont un peu déformés aujourd’hui : je rallonge ou coupe suivant le trafic. Je tâche d'ouvrir l'œil, de repérer l’emplacement de chacun, d’écouter les messages pour connaître leurs intentions. « On se croirait à Orly » plaisante Michel. Un avion en face arrive en vent arrière ? ok, « continuons tout droit, on va lui laisser la place ». Aujourd’hui, on doit atterrir en 20 et je n’aime pas ce sens à cause de l’usine toute proche qui occasionne des perturbations juste avant la finale ce qui complique mon alignement. En vent arrière je suis trop proche de la piste, je corrige, j’arrive en finale  trop haut, pas trop dans l’axe, trop vite, le point d’aboutissement est dépassé, je touche et rebondis une fois encore… bof bof bof.. décevant !!!…je voudrais tellement comprendre enfin la BONNE façon de faire ! J’aimerais pouvoir recommencer tout de suite uniquement cette partie finale, mais il faut refaire toute la boucle bien sûr. Alors on décolle, tourne, atterri, recommence .. encore, encore.. et c’est déjà le dernier tour. Je suis de nouveau en finale -je ne pense pas du tout si en bas on ne me regarde ou pas- je soigne mon atterrissage, je rebondis, pas méchant mais c’est pas « clean ». Je me donne une note assez moyenne :-) Peut mieux faire...

Par Nadine - Publié dans : ULM Formation
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Mardi 5 août 2008 2 05 /08 /Août /2008 11:33

Mardi 5 août 2008
Durée du vol :  30 mn
Total heures de vol : 14 h 30 mn
 


Depuis quelques temps mes relations avec mon entourage ont un peu changé. Ceux qui me prenaient déjà pour une originale me trouvent désormais totalement inconsciente : qu’on puisse souhaiter changer de pays, de métier, et par dessus tout passer en  même temps son brevet de pilote ULM leur semble à la limite de la déraison.

Ce qui est drôle, c’est  l’image d’insécurité que suscite dans l’esprit des gens ce type de  loisirs. J’ai régulièrement droit à ce genre de réflexions : "mais qu’est ce qui t’a pris de faire cela ? …  faut pouvoir, moi j’irais pas… tu me paierais pour monter là dedans... faut pas avoir le vertige…. déjà dans les jeux de simulation je me crashe alors… et Patrick ça ne l’intéresse pas ?…"  on me fait aussi irrémédiablement suivre le moindre article de presse relatant un accident d’ulm. Bizarrement on m’a jamais envoyé la revue de presse des collisions automobiles des chassés-croisés de cet été et pourtant j’utilise aussi ma voiture !!! Heureusement, sinon ma messagerie serait saturée de bienveillantes mises en garde ;o)

Si à l’heure d’aujourd’hui je recense un  nombre croissants de sympathisants qui me disent qu’ils viendront me voir quand j’habiterai mon lodge au Costa Rica, je peux vous assurer que je compte sur les doigts d’une seule main les courageux qui m’ont dit qu’ils accepteraient d’être un jour l’un de mes passagers…. Bon, remarquez, ils ont encore le temps de se décider vu que je dois voler une centaine d’heures en solo avant…

 

Je leur pardonne, car ce que je savais déjà pour les voyages se confirme, on n’a peur de ce que l’on ne comprend pas. On rejette l’inconnu. Comme on pense une contrée inaccessible parce qu'on n'y a jamais mis les pieds, comme on rejette une culture qu’on ne comprend pas faute de s’y être simplement intéressé.

 

J’ai lu que la répartition des accidents n’est pas celle à laquelle on pourrait penser. On pourrait croire que les débutants sont plus exposés, et bien non !

Beaucoup de spécialistes ont perdu la vie en pratiquant l'ULM. Alors pourquoi ?
Défaillance technique ?

Ont-ils poussé leur machine trop loin ?

Ont-ils pris plus de risques ?

Ont-ils eu trop confiance en eux et en leur ULM ?

Peut-être un peu de tout cela, mais les chiffres le prouvent, les meilleurs ne sont pas à l'abri qu'on se le dise !  et nous ne vivons pas dans un cocon !

 

J’ai voyagé dans le monde entier dans des contextes très différents car je suis curieuse de découvertes. Dans la vie c’est justement cette partie d’inconnu qui m’attire et c’est l’indifférence, les contrats et les habitudes du quotidien qui m’effrayent et qui m’embuent. La passion mobilise mon esprit  mais le tient aussi en éveil ! Petite, on m'a toujours appris à goûter les choses avant de dire si j’aimais ou si je n’aimais pas.

 

Pour l’heure je goûte, que dis-je j’ingurgite !! comme tous les apprentis-pilotes des dizaines de pages de la réglementation, de procédures, de connaissances diverses. "Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage...", autant de décollages, d’approches, de touchés, avec pour une fois aujourd’hui un petit vent traversier léger, tout gentil, juste fait exprès pour fignoler les tenues d’axe et me donner du bonheur, puis retour au parking. A ce stade de l’apprentissage, je sais que j’aime voler… ce n’est pas un coup  de folie mais un acte réfléchi à la portée de chacun pour peu que l’on se montre motivé d’y goûter.

Le Honneck servi chaud ou froid - Photos G. Delon
 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Nadine - Publié dans : ULM Formation
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Samedi 2 août 2008 6 02 /08 /Août /2008 23:14

Samedi 2 août 2008
Durée du vol :    25 mn sportives !
Total heures de vol : 14 h 

 

J'ai choisi ce titre avec un petit pincement au coeur, car j'avais un chien qui s'appelait Eole, un bearded Collie qui ne savait pas qu'il était chien mais ça c'est une autre histoire... Eole, le dieu du vent...


Le vent, l'un des quatre éléments de la Terre, il souffle sur nos têtes et s'enroule dans nos cheveux.
Léger comme l'air, il soulève bien des pensées...

J'ai toujours aimé la caresse du vent sur ma peau, le frisson épidermique qui hérisse le poil, sa force renversante, sa portance sur laquelle on serpente de la main par la fenêtre d'un véhicule. Oui, j'adore le vent sauf quand il se faufile dans la désagréable soufflerie du tableau de bord de la voiture :o(

Mais maintenant que je regarde le ciel autrement, je trouve qu'il y a
un peu
beaucoup de vent aujourd'hui. Michel pense que c'est jouable, Sylvain a un petit sourire qui en dit long mais je ne suis certainement pas suffisamment qualifiée pour savoir si c'est volable en duo ou non alors, je fais confiance à mon instructeur. Quand je serai seule et "commandante de bord", je déciderai en fonction de mes aptitudes personnelles mais pour l'instant je m'en remets aux bons soins d'Eole et surtout à ceux de Michel !

Déjà au sol j'ai du mal à tenir la voile bien à plat, ça promet ! La montée est rapide, ...Holà ! il faut calmer la bête ! On ne peut pas dire que c'est un rodéo, non ça va, mais comme d'habitude c'est à l'atterrissage que les choses se gâtent copieusement. Et bien là les enfants, c'est du sportif, entraînement JO, catégorie athlétisme ! Le Kiss-landing et la conduite du bout des doigts ce ne sera en tout cas pour un autre jour.

Il n'y aura qu'un seul cours aujourd'hui, Michel décrit la situation à Frédéric un autre élève, "trop de vent, c'est difficile aujourd'hui. Nadine, ça va, elle n'a pas peur !
"...

Par Nadine - Publié dans : ULM Formation
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Mercredi 30 juillet 2008 3 30 /07 /Juil /2008 09:55

Mercredi 30 juillet
Durée du vol :    :o(
Total heures de vol : 13 h 35 mn
 


L’orage vient d’éclater en ce début d’après-midi : cassant, bruyant, impressionnant. Depuis la fenêtre de mon bureau je regarde les éclairs qui font de grandes cicatrices furtives dans le ciel. Mon esprit vagabonde vers d’autres préoccupations et contrariétés de ces derniers jours.

 

Nous vivons dans un monde policé, régi par des milliers de règles, de dogmes et de lois formelles et informelles qui nous conduisent à décharger notre  stress contre ceux qui nous énervent  y compris parfois contre les personnes que nous aimons ou contre nous-mêmes et qui impriment en nous, comme ces éclairs, des blessures plus ou moins éphémères. Nos réponses corporelles et mentales sont parfois inadaptées. Comme en vol, la règle à ne pas dépasser, serait de garder juste ce qu'il faut de vigilance pour s'emplir de bonnes sensations sans se mettre en danger...

 

Michel est au club. Mon sac est prêt. J’aurais bien voulu voler ce soir. Foutu temps, il faut se rendre à l’évidence : ça ne va plus être possible. Je me dis « pas grave » pour essayer de me consoler mais .... j'aurais bien voulu voler ce soir.

Miracle, 2 heures plus tard, il fait grand bleu. Comme si le ciel n'avait gardé aucun rancune de cet épisode cauchemardesque et avait, d'un généreux revers de manche, balayé toute trace de sa méchante humeur.
J'en profite aussitôt pour envoyer un texto à Michel sur son portable et quelques minutes plus tard, j'ai son  feu vert. Chouette, on va pouvoir voler : à Epinal il  n'y a pas eu la moindre goutte de pluie. 

Au rendez-vous je suis présente à l'heure, Michel aussi mais le ciel bleu : non. Temps couvert, mais plafond haut, avec juste en face de nous un vilain "cumulo nimbus méchantissimus" qui n'inspire pas mon instructeur.


La chance ne sourit pas toujours aux audacieux, et il est des jours où le destin ne veut pas être en phase avec nos souhaits. Nous décidons d'attendre l'accalmie. Je m'occupe en faisant un brin de toilette à "Delta India" pendant que Michel termine un réglage sur l'ulm de Fred.
Comme le nuage n'a pas bougé d'un poil, et que ces derniers temps je me promène avec mon bouquin théorique dans le sac à main, je demande une ou deux précisions à Michel sur les calculs de niveaux de vol qui sont toujours ma bête noire.


Une heure et demi plus tard je pose une fois encore la question. "Alors, qu'est-ce qu'on fait ?". Michel regarde le cumulonimbus et fait la moue : "Non, il vaut mieux un vol de moins qu'un vol de trop" me dit-il avec philosophie. Alors que nous glissons les lourdes portes pour refermer le local, un grand coup de vent annonciateur d'orage viendra confirmer qu'il a fait le bon choix. On se quitte sur ce rendez-vous manqué : la leçon du jour avait pour thème : savoir renoncer.

Par Nadine - Publié dans : ULM Formation - Communauté : La tête dans les nuages
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Vendredi 25 juillet 2008 5 25 /07 /Juil /2008 11:21

Vendredi 25 Juillet
Durée du vol : 2 h  35 mn
Total heures de vol : 13 h 35 mn
 


Ca y est, on part en balade !
J’ai pris ma caméra numérique que j'ai équipée pour l'occasion d'une sangle supplémentaire que je peux passer autour du cou.. je suis fin prête et le temps est idéal. Je piaffe d'impatience, (on me l'a déjà dit : j'ai une impatience de babouine…) Rendez-vous compte, bien sûr, je fais bien des tours de pistes, et j'ai volé au Costa Rica avec Guido, mais là c'est autre chose ! Vous comprenez ? on va se pro-me-ner, l’aventure quoi !!!
Le "voyage" commence parait-il là même où se termine le vol local… Alors, mon premier "voyage" c’est : Epinal-Saint Dié : 6O kms à vol d'oiseau. ;o) J'effleure l'idée sacrilège de conquérir le ciel ! 


Et ça commence bien : Michel a oublié le GPS, et la radio (obligatoire) ne fonctionne pas plus qu'avant-hier, on reçoit mais on n’émet toujours pas, bien embêtant cela... On essaye tous les réglages possibles, on bidouille, on teste.. pour finalement trouver une solution qui marche un peu près : oublier les commandes sur l’appareil et appuyer directement sur le bouton de l’émetteur pendant qu’on parle. Ca va être folklo, moi je vais appuyer et Michel parlera pour l’autorisation des zones réglementées. Parce que oui, je découvre ce que j’ai cru comprendre dans ma bible du parfait petit pilote : on ne peut pas voler où bon nous semble… moi l’oisillon qui rêvait encore naïvement qu’avec une petite aile on frôlait la liberté….

L’examen de la carte de navigation, accrochée au mur, me le confirme et Michel m’explique ces zones et leurs représentations sur le papier. La nav du jour sera du cheminement. Décollage, cap sur les montagnes, puis on montera à 3000 ft, pour passer un massif montagneux, ensuite on suivra la vallée jusqu’à chez moi près de Saint-Dié-des-Vosges en 45 mn de vol. Voilà pour la théorie.

Décollage. Je suis les indications de Michel sans me poser de questions, et je roule en 02 (à gauche) sans regarder la manche à air. L’erreur ! Au point d’arrêt, Michel me fait faire demi-tour, bon, ok j’ai compris la leçon…. La prochaine fois je regarderai mieux, c’est vrai que tout à l’heure elle était presque perpendiculaire à la piste d’où ma confiance aveugle (et ma mauvaise foi légendaire) mais maintenant elle indique clairement un décollage en 20 (à droite). Je me mets sur la fréquence du site à interroger et hop c'est parti !


Le paysage est d'une pureté féerique. Comment vous dire autrement : c’est VRAIMENT beau ! Esthétiquement d’abord, les rectangles des champs qui prennent mille couleurs à la saison des moissons, nos forêts, nos lacs vosgiens… les habitations… j’apprécie tout … mais aussi et surtout  ce j’ai un sentiment non traduisible avec des mots : mélange d'ivresse et d'attention soutenue, perte des repères temporels, vision infinie, ce ne serait pas ça le bonheur dites ?... vous ne pouvez  pas savoir, ou plutôt si, vous « les penduleux »  vous pouvez tellement savoir… le vent qui caresse vos bras, la barre qui devient si docile, les points de repères dans le paysage qui s’enchaînent… Il faut que je prenne l'habitude de ce circuit visuel : regarder autour, l'altimètre, maintenir le cap et les paramètres moteur.

Une fois stabilisé, on doit faire du 80 km/h, mais vu de là-haut, on semble ne pas avancer... Avec Michel on cherche  les indices révélateurs d’ascendances (les oiseaux, les zones contrastées au sol, les cumulus), et on s’en sert pour prendre de la hauteur sans utiliser le moteur (cf mon post « comme une buse »).  Le temps passe vite et, peu à peu, se précise notre destination. On repère facilement la piste d’atterrissage de Remomeix avec sa très longue piste goudronnée (grande nouveauté pour moi). On s’annonce et je me positionne, et malgré ce revêtement qui peut occasionner un atterrissage plus dur on se pose assez « soft ». Voilà, juste 50 mn de vol pour arriver ici.

Patrick est venu nous rejoindre. Juste le temps de prendre un bisou de discuter un peu et je repars 30 mn plus tard, on contourne la ville de Saint-Dié. On bifurque un instant pour aller «jouer» avec 3 parapentistes sur le flan de la montagne. J’ai un collègue, Philippe, qui vole toujours dans ce coin avec justement une aile bleue. Je n’arrive pas à distinguer si c’est bien lui, mais qu’importe on se fait des « coucous » dans le ciel la convivialité semble de mise. Instant magique que de se rencontrer là, en plein ciel, comme on le ferait au coin d'une rue.

Les maisons de mon petit village sont comme de gros legos, bien rangées le long de la route principale. Je survole notre maison. Michel reprend les commandes et je fais plein de photos, je mitraille à tout va, je filme aussi pour qu'on s'en souvienne bien (je déménage bientôt et vais quitter la France).
Après je continue jusqu’au dessus de la maison de ma maman (85 ans) à une dizaine de km. Je la vois me faire de grands signes depuis sa cour. Alertée
de mon passage par un coup de fil de Patrick, elle a déjà prévenu ses voisins, ma tante etc…« hé regardez, c’est ma fille qui vole là-haut dans cet engin ! » En dessous de moi tout le quartier s'agite.... La voir de là-haut si petite devant ma petite maison de famille me bouleverse d’autant plus que je vais bientôt la quitter. C'est très fort. L’émotion me donne presque les larmes aux yeux !


On remet le cap sur Epinal. Le vol du retour est tout calme. Je regarde. Michel explique. On sélectionne pour de faux des champs où l’on pourrait «se vacher» c.a.d atterrir en cas d’urgence. A cet exercice l’œil s’exerce, là, à voir une ligne haute tension, là, à apprécier la distance nécessaire… Michel précise, affine « si le champ est en pente la distance sera plus courte, là tu vois on pourrait même entre les meules de foin… là il faudrait se méfier des arbres, ...là trop loin,... non on ne choisirait pas ce champ cultivé de maïs !!… »  au loin, dans l'horizon on aperçoit  le grand panache de fumée de l’usine de Golbey.

Avant de rentrer allez, offrons-nous encore un dernier détour : le survol de la maison de Sylvain (le propriétaire de Delta India « mon » bel oiseau jaune).  Un petit vroooum moteur et deux grands cercles au dessus de chez lui pour le prévenir qu’on est bien rentrés, qu’il peut venir récupérer son ulm et voler ce soir !

L’exaltation des premiers vols... vous en souvenez-vous ô pilotes émérites ? ce sentiment délicieux reste-t-il après, quant on a volé beaucoup d’heures ou bien est-ce que je viens juste de goûter à l'engouement des premières échappées ? Je me demande… si vous avez la réponse, j’attends vos commentaires ;o)

Par Nadine - Publié dans : ULM Formation
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Mercredi 23 juillet 2008 3 23 /07 /Juil /2008 10:45

Mercredi 23 Juillet
Durée du vol : 2 x 30 mn
Total heures de vol : 11 h 00


Aujourd'hui c'est tempête de ciel bleu ! Le genre de jour où on a envie d'aller découvrir la région vu d'en haut. Mais nous ne quitterons pas le circuit de piste. Quand je le rejoins après le travail, Michel vient juste de finir d’installer un GPS, histoire sûrement d’ajouter sur le tableau de bord un petit instrument supplémentaire à observer ;o). Il m’en explique aussitôt les fonctions de base. Je fais la visite pré vol (RAS), rempli le réservoir, on est prêts. Seule ombre au tableau : la manche à air qui indique un vent assez fort mais comme dans les Vosges on ne peut pas se permettre d’être trop difficile sur les conditions climatiques, on y va. Je prends place aux commandes, il paraît que j’ai un air super sérieux  dans ces moments là ;o)

La piste en herbe est abîmée par place, la nouvelle herbe repousse, mais le tracé des pistes est provisoirement modifié, alors pendant le roulage,  j’évite au mieux les ornières. Le récepteur radio est le dispositif qui, à l'heure actuelle, fait partie d'un ensemble émetteur/récepteur est destiné à assurer les communications hertziennes, en particulier vocales, entre tous les aéronefs sur le canal 123,5. Un multiaxe est en finale, Michel lui envoie un message pour lui laisser la priorité. Pas de réponse. La radio à eu  la bonne idée de tomber en panne, elle reçoit  mais n'émet pas.  Ca m’arrange bien moi, je n’aime pas trop « causer dans le poste » pendant mes exercices !

J’en profite pour effectuer au point d’arrêt mes derniers contrôles (casque, ceinture, température, essais moteurs, aile : gauche, droite, piqué, cabré). Je m'aligne et je décolle en 02 (mentalement je fais quand même mon message radio).
On monte vite, et déjà le vent commence  à un peu me chahuter. « Ne te laisses pas trimbaler » me dit Michel. En vitesse de croisière passé le petit bosquet qui occasionne ces perturbations, les choses s’emblent s’arranger. Sous nos pieds les étangs brillent au soleil. Histoire de ne pas nous polluer les oreilles pour rien on coupe le « squelch »  puisque qu’on n’utilisera pas la radio. A l’église de Golbey, virage, puis bientôt la mise en vent arrière. Je réduis les gaz. La finale est turbulente. Je me bats pour tenir l'axe de la piste sans trop de succès. Je devrais peut être envisager la musculation au niveau des bras non ? Je fais cinq tours de piste avec remise des gaz. Chaque fois pour l'atterrissage ça devient un peu rock'n roll ! Je pars à droite, Michel corrige. J'en fais un, le dernier, assez particulier, je n'ose pas dire "un appontage", en résumé l'atterro le plus pourri du siècle ...

Je rebondis et je suis de traver à tel point que le beau GPS se met à couiner d'avoir été secoué ainsi :  biiiiiiiiiiiip !!!! biiiiiiiiiiiip !!!! Je le fais taire d'un geste légèrement exaspéré. Cafteur va !

Alors que je me pense : "ok,  il va falloir revoir ce maudit arrondi et essayer à l'avenir et essayer d'arrêter de rebondir comme un zébulon ", Michel me dit calmement  "ce n’est pas méchant du tout, comme ça tu as vu…  que les atterrissages ne sont pas toujours très doux. Ils ne se ressembleront jamais, même à 5 mn d'intervalle. Tu dois tout connaître comme ça le jour à ça t'arrivera seule tu n'auras pas peur..".

Derrière moi Gérard, breveté depuis un an se pose seul. Plus tard il me confirmera : lui aussi à trouvé l'atterrissage particulièrement difficile. Cela me console un peu. Il a pas mal d'heures maintenant en solo vient d'avoir aujourd'hui même l'autorisation d'emporter un passager. Sa femme le rejoint quelques instants plus tard son casque à la main prête pour un baptême de l'air. Malgré  l'impatience de lui offrir enfin son premier vol, il prend sans l'ombre d'une hésitation la sage décision de remettre ce vol initiatique à un autre jour... et puis même si j’ai un peu mal au bras je suis tellement heureuse d’avoir volé aujourd’hui et je me dis sur la route du retour avec la musique a fonds (je sais c nul mais j’aime bien) qu'il me reste bien une bonne centaine d’atterrissages pour m’améliorer non ;o)   "Tu refais une autre demi-heure ou bien on arrête là ?" me demande Michel. Ce à quoi j'ai bien évidemment répondu "on en refait une autre !" ;o)

Par Nadine - Publié dans : ULM Formation
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Lundi 21 juillet 2008 1 21 /07 /Juil /2008 09:59

Lundi 21 Juillet
Durée du vol : 0
Total heures de vol : 10 h 00


Et bien non, je n’ai pas volé ce week-end ! Un méchant torticoli qui devrait s’arranger une fois passée dans les
mains de mon étiopathe préféré. J'applique donc le pricipe de précaution : quand on ne se sent pas en bonne condition physique et/ou psychologique on ne vole pas ! La douleur et la fatigue physique ont des conséquences inévitables sur la performance du pilote.

Ces jours-ci, je suis dans les cartons de déménagement jusqu’au cou (d’où sûrement le torticoli ;o) et j’ai quand même fais quelques QCM où je trouve que j’ai encore de vrais problèmes avec la réglementation sur les niveaux de vol, et les questions sur la mécanique… La prochaine session d’examen est prévue  le
10 août prochain mais comme je ne me sens pas prête pour passer le théorique à cette date, je ne m’y suis donc pas inscrite. Je commence d'ailleurs à avoir la désagréable impression que terminer ma formation avant mon expatriation au Costa Rica va devenir un peu difficile. Zut... comme le temps file vite : j’aurais besoin de 2 mois de plus… j’aimerais pourtant bien avoir ce fameux brevet français avant de partir… Dans tous les cas les leçons et toute la formation que je prépare ne sera pas perdue. Je passerai un second brevet espagnol là-bas pour pouvoir voler au Costa Rica…

Gardons le moral et
continuons dans la lancée !

Merci à Michel Albistur (http://www.fabulous-pendulous.com/) d'avoir fait écho de mon modeste blog sur son site internet très connu et apprécié de tous les "pendulistes". (Flattée de le compter désormais parmi mes fans ;o) et bises aussi à tous ceux qui suivent déjà règulièrement mes pages.
 


Cu de type love-message...

Par Nadine - Publié dans : ULM Formation
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Mardi 15 juillet 2008 2 15 /07 /Juil /2008 08:39

Lundi 14 Juillet
Durée du vol : 66 mn 
Total heures de vol : 10 h 00

J’ai volé une bonne heure en ce jour férié, ce qui me permet d'atteindre  maintenant 10 h de formation pratique.
Et c’est aussi avec grand plaisir que j’ai retrouvé tous mes compagnons de vol spinaliens.
Je leur ai raconté mes essais et leçons de ces dernières semaines. En fait, toujours à cause d’une météo capricieuse,  ils n’ont pas beaucoup volé dans les Vosges pendant mon absence.

Marcel termine toujours sa formation et devrait être lâché bientôt… Il m'a raconté qu’il a fait avec Michel une balade assez sympa dans la région de Saint-Dié et vers Raon l'Etape.
Gérard lui, est déjà titulaire de son brevet, et à la chance d’habiter à quelques centaines de mètres de la piste, ce qui fait qu’il peut profiter de chaque amélioration climatique pour exercer sa passion. Il attend cependant maintenant avec impatience d’avoir « l’emport passager » pour pouvoir  partager avec son épouse ses escapades aériennes…

C’est lui qui a réalisé les photos du jour prises dans les environs de notre club. Voilà donc ce que l'on voit vu du ciel spinalien.
Merci Gérard !

 

 Il m'a également envoyé  ce gentil commentaire que je vous transcris intégralement :

« J'espère que tu auras un jour l'occasion d'observer ce phénomène qu'on appelle -parait-il- l'auréole du pilote. Photo prise l'an dernier, en automne au dessus de Dogneville. Il faut être un peu au dessus des petits nuages, entre le nuage et le soleil. » 
 

Très joli non ?

Comme Michel mon instructeur vosgien est le lecteur le plus assidu de mon blog, il a suivi mes expériences au « Flying crocodile », par conséquent,  nous avons démarré la leçon du jour avec la gestion des gaz en plus. Là où les choses se compliquent, c’est que d’un instructeur à l’autre la méthode d’apprentissage peut varier un peu… Michel souhaite que je gère les gaz à la main et non pas au pied comme le fait Guido.

Ce n’est pas beaucoup plus compliqué en fait, mais c’est surtout au décollage et à l’atterrissage que la chose demande une attention particulière pour pouvoir bénéficier de toute l’amplitude la puissance moteur. L’avantage de cette méthode c’est qu’en vitesse de croisière c’est très confortable,  et surtout, ça ne provoque pas comme précédemment de douleurs ou crampes à long terme…

Sous mon climat Vosgien, je retrouve aussi les atterrissages un peu plus musclés  mais…
Bonne nouvelle : je dois vous dire (et sans me vanter hein!! ) que Michel m’a octroyé un 99,6/100 pour un posé particulièrement soft (réalisé sûrement par un heureux hasard de circonstances).

Mauvaise nouvelle : comme le temps de l’énergie à bon marché semble désormais définitivement  résolu et que nous sommes entrés dans la spirale infernale des hausses de carburant constantes : la demi-heure de cours coûtera 2 euros de plus, soit 40 euros tout rond. Je me console en me disant que c’est encore raisonnable comparé aux 700 $ pour 3 heures payés au Costa Rica.
Photos Gérard Delon

Par Nadine - Publié dans : ULM Formation - Communauté : La tête dans les nuages
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Samedi 5 juillet 2008 6 05 /07 /Juil /2008 20:33

Samedi 5 Juillet
Durée du vol : 45 mn 
Total heures de vol : 8 h 54

La pluie de la nuit a lavé le ciel. Il fait enfin beau. Bien sûr le jour où je dois repartir sur San José mais avant je peux encore faire un dernier petit cours. J’avale un café, un délicieux petit déjeuner (fruits frais, pancakes etc…) et je rejoins Guido devant son atelier. Ce matin j’ai un peu de mal avec le palonnier.. Il faut le diriger du talon et dans l’herbe c’est difficile surtout avec la double commande. Je pars trop à droite, la piste est étroite et le demi-tour au fonds est embêtant à faire.

Bon après ces quelques déboires et les derniers contrôles effectués, un coup d’œil à l’arrière « prop clear ? » , alors let’s go !

On refait exactement comme hier mais aujourd’hui il y a un petit vent de travers qui complique un peu le jeu. Alors que nous faisons une boucle sur l’océan à juste 700/750 ft, Je demande à Guido ce que je ferais en cas  de panne moteur là, à cette faible altitude. Aussitôt demandé aussitôt servie : il me fait couper immédiatement les gaz et on fait tranquillement une boucle en direction de la côte.OK, on aurait donc le temps de rejoindre la plage même à cette altitude. Bien. Alors un petit coucou aux promeneurs qui s’étonnent sûrement de notre manège au dessus de leurs têtes et je reprends les exercices d’atterrissage sur la piste cette fois.



La mer a aujourd’hui de jolies couleurs dans un vert/bleu/brun suivant la profondeur et la présence d’alluvions dans l’estuaire des rivières. C’est joli. J’aime bien survoler les belles villas, j’en choisis une avec une piscine à débordement, je rêve un peu ;o), la belle plage de Carillo, c’était déjà ma préférée à terre, mais vue du ciel aussi … tiens des touristes font une balade à cheval… Après la plage qui fait face à notre hotel, il y a une belle étendue de sable clair et en face dans la verdure trois belles villas et une 4ème un peu en arrière, c’est la propriété Mel
Gibson !



Guido me demande de regarder le compas, cette grosse boule qui navigue dans son liquide et que pour l’instant je n’ai jamais utilisée. On met le cap à 300, ce qui correspond à la grande piste privée de Guido où nous avons posé hier l’autogire. C’est là qu’il a pour projet d’installer un aeropark. Visiblement deux de ses voisins ne semble pas apprécier, ils ont inscrits en grosses lettres blanches peintes sur le toit « Aeropuerto no ! » Alors autres exercices d’atterrissage en « touch an go » cette fois, (vous vous souvenez on pose juste les roues et qu’on remet les gaz aussitôt pour redécoller), même plus le temps de souffler moi !

On survole la rivière, Guido à vu un croco et me le montre, il vient juste de me dire qu’on était trop bas, il a de l’humour ce gars non ?
Voilà c’est fini on rentre. Je suis KO je vais sûrement dormir dans la voiture pendant le retour à San José. En deux jours et demi j’ai volé trois heures. En un mois et demi en France j’ai volé 6 heures seulement, tout cela pour dire que c’était du concentré !  Il est temps que je parte car mon budget vacances est concentré aussi. Je quitte Guido mais avant on fait un dernier debriefing sur le cours passé. C’est un excellent instructeur et vu qu’il est le seul au Costa Rica c’est une très bonne chose. On se reverra. Je reviensdrai bientôt, dans l’idéal avec une licence française en poche mais qu’il faudra de toute façon refaire ici au Costa Rica quand je m’y établirai définitivement (ce qui ne devrait plus tarder).
L’examen théorique en langue espagnol doit être un vrai régal, j’en rêve déjà… (comme pour la villa avec piscine à débordement vue tout à l’heure ;o) !!!! Guido m’a fourni la bible locale : un pavé énnoOorme tout en espagnol que je dois lire dit-il ! En bonus, à la fin des Qcm : plein de questions à choix multiples. J’ai jeté un œil, les réponses diffèrent pour la réglementation de ma version française : que du bonheur !!!… bueno bueno, muy bien on verra cela en son temps,  je vais pas m’embuer l’esprit avec deux versions différentes !!!  chaque chose en son temps/Cada cosa en su tempo ?/Hasta Pronto Flying Crocodile/à la prochaine Flying Crocodile.
  Photos Guido Scheidt  (Flying Crocodile - www.flying-crocodile.com)

Par Nadine - Publié dans : ULM Formation
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  • Nadine
  • Flying and Travelling
  • Femme
  • 20/08/1964
  • voyages humour sport formation école
  • On me dit généreuse, volontaire voire obstinée... Je suis aussi d'une mauvaise foi épouvantable, la preuve : je le reconnais ! D'ailleurs, depuis que je suis modeste, je suis parfaite ;o)

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